Le Burkina Faso et le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) ont réaffirmé leur engagement à renforcer leur coopération lors d’un dialogue de haut niveau tenu le lundi 12 mai 2025 à Ouagadougou. Cette rencontre, présidée par le ministre de l’Économie et des Finances , Dr Aboubakar NACANABO, a permis aux deux parties de faire le point sur les engagements en cours et à venir.
Les discussions ont principalement porté sur le Document de stratégie pays intérimaire (DSP-i) 2022-2025, qui constitue le principal cadre d’intervention de la Banque au Burkina Faso. Initialement, ce document visait à mobiliser 484,2 millions d’Unités de Compte (UC), soit environ 400 milliards de FCFA. Cependant, il a finalement permis de mobiliser plus de 500 millions d’UC, équivalant à près de 417 milliards de FCFA, pour soutenir 15 projets structurants couvrant divers secteurs, notamment le développement rural, les infrastructures, l’eau, l’assainissement, la santé, l’éducation, l’énergie et la gouvernance.
Pour l’année 2025, qui marque la dernière année de mise en œuvre du Fonds africain de développement (FAD-16), quatre nouvelles opérations sont prévues. Représentant un volume total de 140,41 millions d’UC (environ 110 milliards de FCFA), soit une augmentation de 7 milliards de FCFA par rapport aux années précédentes, ces opérations devraient être approuvées par les instances de la Banque d’ici décembre. Cette évolution traduit la solidité des relations entre la BAD et le Burkina Faso.
Les deux parties ont convenu de prolonger d’un an le DSP-i actuel afin d’assurer une meilleure synchronisation avec le nouveau Plan national de développement en cours d’élaboration. Cette initiative vise à garantir la continuité et la pertinence des futurs appuis de la BAD au Burkina Faso.
À noter qu’à ce jour, l’institution a approuvé 115 projets au Burkina Faso pour un montant cumulé d’engagements de près de 1,8 milliard de dollars américains, soit plus de 1 000 milliards de FCFA. Le portefeuille actuel est constitué de 21 projets, pour un montant global de 851 millions de dollars, soit environ 500 milliards de FCFA.
Par Bernadette W.Gansonré



