jeudi 15 janvier 2026

Ghana : un programme de 200 millions de dollars pour installer 4 000 systèmes solaires photovoltaïques pour les populations vulnérables

Le Ghana franchit une nouvelle étape dans sa transition énergétique. Le gouvernement a lancé un ambitieux Programme national d’énergie propre (NCEP) d’un montant de 200 millions de dollars américains destiné à favoriser l’installation de systèmes solaires sur les toits à travers le pays.

Conçu en partenariat avec le gouvernement suisse et mis en œuvre dans le cadre de l’article 6 de l’Accord de Paris, ce programme vise à encourager les ménages, les petites entreprises et les industries à adopter les énergies renouvelables. L’objectif est de réduire la dépendance vis-à-vis du réseau national et alléger le coût de l’électricité, souvent élevé pour les consommateurs.

Selon les autorités, 4 000 systèmes solaires photovoltaïques d’une capacité totale de 137 mégawatts (MW) seront installés dans plusieurs régions du pays. Ce projet permettra non seulement de réduire les émissions de carbone, mais aussi d’améliorer les conditions de vie, de renforcer la sécurité énergétique et de stimuler l’innovation locale dans les technologies vertes.

Lors du lancement à Accra, le ministre de l’Énergie et de la Transition verte, John Abdulai Jinapor, a souligné que cette initiative visait à rendre l’énergie solaire plus accessible et abordable, notamment pour les ménages à revenu moyen et les petites entreprises.

« Ce programme est une démonstration concrète de notre engagement en faveur d’une transition énergétique inclusive. Il permettra aux citoyens de produire leur propre électricité, de réduire leurs factures et de contribuer à un environnement plus propre », a déclaré le ministre.

Il a également annoncé la mise à jour du plan directeur des énergies renouvelables pour orienter les investissements entre 2026 et 2030, ainsi que la création d’un fonds d’investissement pour la transition verte destiné à attirer les capitaux privés dans le solaire et les systèmes hors réseau.

Pour Felix Addo-Okyeireh, Directeur exécutif adjoint de l’Agence de protection de l’environnement (EPA), le NCEP représente un résultat concret de l’engagement du Ghana à exploiter les marchés internationaux du carbone pour un développement durable. Le programme contribuera, selon lui, à atteindre les contributions déterminées au niveau national (CDN) du pays dans le cadre de l’Accord de Paris, grâce à des réductions d’émissions mesurables et vérifiables.

De son côté, Simone Giger, ambassadrice de Suisse au Ghana, au Bénin et au Togo, a salué une coopération internationale porteuse de résultats tangibles.

« Le Ghana est en train de grimper sur le bon arbre celui de l’énergie propre et durable et la Suisse est fière d’y apporter son soutien à travers des partenariats, des investissements et le partage d’expertise », a-t-elle affirmé.

L’ambassadrice a toutefois rappelé que, malgré un taux d’accès à l’électricité proche de 90 %, près de 64 % de la production énergétique du Ghana repose encore sur les combustibles fossiles. D’où la nécessité d’accélérer le virage vers les énergies renouvelables afin de protéger l’économie des fluctuations des prix du pétrole et des risques d’approvisionnement.

Par Amhed Coulibaly

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