La Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) a annoncé que S&P Global Ratings a relevé sa note de crédit à long terme de « AA » à « AA+ », avec une perspective stable. Cette revalorisation place la BADEA parmi les institutions multilatérales de développement les mieux notées au monde, juste en dessous de la note maximale « AAA ».
Cette amélioration résulte d’une révision du profil de risque d’entreprise de la BADEA, passé de « adéquat » à « fort ». Elle reflète un solide historique dans la mise en œuvre de ses plans stratégiques, une croissance soutenue de ses opérations de prêt en Afrique subsaharienne, ainsi qu’un rôle contracyclique important. L’expansion des prêts est également soutenue par l’engagement du Groupe de coordination arabe (ACG), qui prévoit d’investir jusqu’à 50 milliards de dollars en faveur de l’Afrique subsaharienne d’ici à 2030. S&P a également mis en avant la solidité des fonds propres de la BADEA et la résilience de la qualité de ses actifs, avec un ratio de créances douteuses limité à 0,50 %.
Dans son communiqué, l’agence S&P a salué l’empreinte croissante de la BADEA en matière de développement, son renforcement opérationnel, ainsi que son importance politique pour les parties prenantes arabes et africaines. L’agence a noté que les décaissements réalisés au cours des trois dernières années, atteignant 2,78 milliards de dollars, ont dépassé le total cumulé de la décennie précédente, illustrant ainsi l’impact accru de la Banque en Afrique.
Selon le nouveau président de la BADEA, S.E. Abdullah Al Musalbeeh, et le Dr Sidi Ould Tah, ce reclassement reflète non seulement la solidité financière de l’institution, mais aussi l’expansion de son programme de développement. Avec 18,4 milliards de dollars d’engagements prévus pour son prochain plan quinquennal, la notation AA+ permettra à la Banque d’acquérir un statut de référence sur les marchés financiers et d’offrir des financements plus compétitifs à ses partenaires en Afrique.
Basée à Riyad, en Arabie saoudite, la BADEA est une institution financière multilatérale de développement détenue par 18 pays arabes, dont 62 % des parts sont détenues par des États membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Elle a pour mission de promouvoir et de renforcer la coopération économique, financière et technique entre les pays arabes et africains.
Par Bernadette W. Gansonré



