La Banque islamique de développement (BID) vient de donner un coup d’accélérateur à son engagement pour le développement du continent africain. À l’issue de sa 360ᵉ réunion du Conseil des directeurs exécutifs le 19 mai 2025, tenue en marge de ses assemblées annuelles à Alger, l’institution a approuvé une série de financements d’envergure pour plusieurs pays africains. Santé, infrastructures, formation professionnelle, sécurité alimentaire, accès à l’eau… la palette d’interventions vise à aider ses pays membres à relever les défis majeurs du développement et à avancer vers les Objectifs de développement durable (ODD).
Pour le Burkina Faso, la BID a validé un financement de 187,83 millions de dollars, soit environ 109 milliards FCFA, destiné à la revitalisation de 302,8 km de routes et 61 km de voie ferrée. Une initiative qui devrait renforcer la connectivité régionale avec les pays voisins que sont le Mali, le Niger, le Ghana et la Côte d’Ivoire, dans un contexte régional marqué par des besoins urgents en désenclavement.
Au Togo, deux projets majeurs ont été retenus. Le premier, d’un montant de 1,16 milliard FCFA, vise à renforcer le système national de soins oculaires. Le second, financé à hauteur de 15,1 milliards FCFA, permettra l’alimentation en eau potable de plus de 6 000 ménages dans la région de Kara.
En Côte d’Ivoire, un projet ambitieux de 68,3 milliards FCFA sera consacré au développement de la chaîne de valeur du riz. L’objectif : réduire la dépendance aux importations de cette denrée stratégique tout en augmentant les revenus des exploitants agricoles, notamment les femmes et les jeunes.
La Mauritanie, de son côté, bénéficiera de 23,9 milliards FCFA pour améliorer la formation professionnelle et l’employabilité des jeunes. Le projet prévoit la modernisation des centres de formation et l’adaptation des compétences aux besoins du marché du travail.
En Gambie, la BID renforce son appui au secteur agricole avec un financement additionnel de 1,74 milliard FCFA, destiné à valoriser la filière arachide et améliorer les conditions de vie en milieu rural.
Parmi les projets d’infrastructure majeurs figure également la réhabilitation de la route Douala – Bafoussam au Cameroun, pour un montant de 139,2 milliards FCFA. Une artère stratégique qui devrait fluidifier le trafic et renforcer la sécurité routière sur un corridor régional clé.
Enfin, à Djibouti, un projet de 15,15 milliards FCFA permettra la création d’un centre national d’oncologie, une première dans le pays. Cofinancé avec le Fonds de solidarité islamique pour le développement, le projet inclut également une subvention de 232,1 millions FCFA pour une coopération technique avec le Maroc, afin d’assurer la formation du personnel et la mise en place de services spécialisés en oncologie.
Par Drissa Ouattara



