Dans la dernière édition de l’Indice mondial des villes publié par Oxford Economics, qui classe les 1 000 plus grandes villes du monde, plusieurs villes africaines, et plus particulièrement celles de l’espace UEMOA, occupent des positions modestes, bien qu’en nette évolution. Selon ce classement, la capitale sénégalaise, Dakar, se positionne comme la locomotive de la sous-région. À l’échelle mondiale, Dakar occupe le 594e rang, confirmant son rôle de carrefour économique, culturel et administratif régional. Elle est suivie de Lomé, la capitale togolaise, qui se hisse au 612e rang mondial. Cotonou, classée 642e au plan mondial, ferme la marche du trio de tête de l’espace UEMOA.
Ouagadougou se hisse aussi dans cette liste des villes les mieux classées de l’Union en occupant la quatrième place sous-régionale et la 643e mondiale. Une performance honorable réalisée par la capitale burkinabè, qui talonne son homologue béninoise d’une courte marge, témoignant d’un dynamisme structurel malgré les défis sécuritaires et économiques. Quant à Abidjan, la capitale du traditionnel moteur économique de la sous-région, elle est représentée à la 754e position, à plus de 100 places derrière Ouagadougou. La sixième, septième et huitième place reviennent à Bissau, Yamoussoukro et Bamako, qui occupent respectivement la 770e, 819e et 828e place mondiale. La capitale économique du Burkina, Bobo-Dioulasso, se positionne à la neuvième place sous-régionale et à la 838e mondiale, suivie de Touba au Sénégal (875e). La capitale nigérienne, Niamey, boucle ce classement avec un score de 891 à l’échelle mondiale.
À l’échelle continentale, Le Caire s’affirme comme la première ville africaine du classement, suivie de Port-Louis, Nairobi, Accra et Alger. Dans la sous-région ouest-africaine, c’est Lagos qui occupe la première place, devant Dakar. La capitale économique nigériane confirme ainsi sa stature continentale, malgré ses défis structurels.
Pour rappel, l’Indice mondial des villes d’Oxford Economics évalue chaque ville selon cinq dimensions clés : économie, capital humain, qualité de vie, environnement et gouvernance. Une approche intégrée qui permet de mesurer non seulement la puissance économique, mais aussi la qualité des services, le bien-être des citoyens et la capacité d’adaptation aux défis environnementaux et institutionnels.
Par Léon Yougbaré
Encadré : scores des villes de l’espace UEMOA dans chacune des cinq dimensions clés du classement
| Pays/indices | Économie | Capital humain | Qualité de vie | Environnement | Gouvernance |
| Dakar | 545 | 731 | 721 | 417 | 519 |
| Lomé | 433 | 432 | 934 | 187 | 833 |
| Cotonou | 379 | 686 | 921 | 268 | 636 |
| Ouagadougou | 687 | 508 | 564 | 598 | 924 |
| Abidjan | 496 | 801 | 943 | 159 | 825 |
| Bissau | 660 | 597 | 946 | 269 | 842 |
| Yamoussoukro | 848 | 687 | 936 | 50 | 825 |
| Bamako | 609 | 718 | 919 | 387 | 944 |
| Bobo-Dioulasso | 784 | 881 | 749 | 443 | 924 |
| Touba | 791 | 950 | 895 | 213 | 519 |
| Niamey | 811 | 855 | 884 | 312 | 918 |
Source : Oxford Economics Global Cities Index 2025



