Le Ghana a franchi une étape importante dans le secteur minier avec son programme d’achat d’or Goldbod, qui a engrangé 673,638 milliards de FCFA (soit environ 1,17 milliard de dollars) lors de son premier mois complet d’opérations. Cette performance remarquable est le résultat de l’achat et de l’exportation de plus de 11 tonnes d’or, contribuant ainsi à la stabilisation de la monnaie locale, le cedi, et à l’augmentation de la participation locale dans le commerce de l’or.
L’annonce a été faite par le ministre des Finances, Dr Cassiel Ato Forson, lors de l’investiture du nouveau conseil d’administration du Minerals Income Investment Fund (MIIF) à Accra. Le ministre a encouragé le nouveau conseil à capitaliser sur les succès du programme Goldbod et à œuvrer pour l’augmentation à long terme de la valeur des ressources minérales du Ghana. Il a souligné l’importance d’une gestion adéquate et d’une structuration efficace des richesses minérales du pays, exhortant le MIIF à s’aligner sur cette vision.
Recentrage sur la mission principale
Dr Forson a également insisté sur la nécessité de recentrer le MIIF sur sa mission principale, en mettant l’accent sur un investissement responsable et transparent dans le secteur minier. Il a rappelé qu’entre 2019 et 2024, le MIIF avait souffert d’une mauvaise gestion, ce qui avait conduit le gouvernement à retirer son soutien financier. En établissant une discipline rigoureuse et en utilisant les ressources de manière judicieuse, le gouvernement pourrait envisager de rétablir son soutien.
Le ministre a mis en avant le rôle crucial du MIIF dans l’augmentation de la participation du Ghana dans les opérations minières et la promotion du contenu local tout au long de la chaîne de valeur. Il a exprimé son intention de collaborer avec le MIIF et Goldbod pour élargir l’initiative d’achat d’or et renforcer les réserves d’or du pays.
Lutte contre la contrebande
Dans le cadre de réformes sectorielles plus larges, Dr Forson a annoncé une nouvelle répression de la contrebande de minéraux, s’engageant à intensifier la surveillance pour s’assurer qu’aucun minéral précieux ne quitte le pays sans respecter les procédures régulières et sans bénéfice pour l’État.
Par Bernadette W. Gansonré



