mercredi 29 avril 2026

Burkina/Finances publiques : 1 293,9 milliards FCFA mobilisés au 31 mai 2025 sur un objectif annuel de 3 274,8 milliards FCFA, soit 39,5 % de taux de réalisation

L’État Burkinabè poursuit l’exécution de son budget 2025, oscillant entre défi sécuritaire, perspective encourageante de reconquête du territoire et optimisme autour de la campagne agro-pastorale. Cette dynamique trouve sa résonance dans des indicateurs économiques positifs, notamment une croissance prévue de 6 % en 2025, en hausse par rapport aux 5 % enregistrés l’année précédente. C’est ce qui ressort de la déclaration du ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, devant les députés de l’Assemblée législative de transition (ALT), à l’occasion du Débat d’orientation budgétaire (DOB) sur le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) pour la période 2026-2028.

Des données présentées par le ministre, il ressort qu’au 31 mai 2025, les recettes effectivement mobilisées se chiffrent à 1 293,9 milliards FCFA, soit 39,5 % de l’objectif annuel de 3 274,8 milliards FCFA. Cette performance témoigne d’une progression significative par rapport à la même période en 2024, où les recouvrements s’élevaient à 1 171,4 milliards FCFA, traduisant une hausse de 122,5 milliards FCFA (soit 10,5 % en valeur relative). L’efficacité des mécanismes de recouvrement est d’autant plus soulignée par le fait que 96,2 % des recettes ordinaires ont été effectivement recouvrées, attestant d’une rigueur dans la mobilisation des ressources.

Lire aussi : Burkina Faso/ Finances publiques : le budget 2028 projeté à 4666,7 milliards FCFA, selon le scenario de base du DPBEP – Horonya finance

En effet, les recettes ordinaires atteignent 1 244,7 milliards FCFA, ce qui correspond à un taux de recouvrement exceptionnel de 99,7 % par rapport aux prévisions fixées à fin mai, et représente 40,3 % de l’objectif annuel. Comparativement au même mois de l’exercice précédent, où les montants s’élevaient à 1 113,6 milliards FCFA, la progression est de 131,1 milliards FCFA, soit 11,8 %. À l’inverse, les recettes extraordinaires – principalement constituées de dons et de projets – atteignent 49,2 milliards FCFA, se traduisant par un taux de décaissement global de 26,2 %. Cette performance est en recul par rapport aux prévisions de l’année antérieure, où le taux de décaissement s’établissait à 32,2 % sur des prévisions de 179,6 milliards FCFA, traduisant une contraction de 6 points de pourcentage.

Du côté des dépenses, le niveau d’exécution « engagée visée » s’établit à 1 387,8 milliards FCFA sur un montant ajusté des crédits de paiement de 3 612,3 milliards FCFA, traduisant un taux d’exécution de 38,4 %. Ce chiffre, en deçà de la cible escomptée de 41,7 % à fin mai, laisse entrevoir un écart de 3,3 points. Pour rappel, l’exercice 2024 avait enregistré des dépenses de 1 525,3 milliards FCFA, correspondant à un taux d’exécution de 41,3 % sur des crédits de paiement de 3 694,6 milliards FCFA.

Par Léon Yougbaré

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