Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a donné son approbation pour un financement de 65,596 milliards de FCFA (100 millions d’euros) en faveur du Programme d’appui à l’agriculture solidaire inclusive des femmes et des jeunes (PAASIFEJ) au Maroc. Ce nouveau projet vise à renforcer la résilience de la petite agriculture, à améliorer la sécurité alimentaire et à générer des opportunités économiques durables en milieu rural.
L’objectif principal du programme est de stimuler l’entrepreneuriat féminin et jeune en zones rurales, à travers la mise en place de mécanismes de financement adaptés et le renforcement de l’accompagnement technique et financier. Il prévoit également le développement d’infrastructures agricoles modernes et de services de proximité, permettant de renforcer l’ancrage des femmes dans les chaînes de valeur locales, d’améliorer leurs compétences et d’augmenter leur productivité.
En soutenant l’émergence de microentreprises agricoles, para-agricoles, agroalimentaires et numériques, le projet contribuera à dynamiser l’économie rurale et à favoriser l’autonomisation des femmes entrepreneures. Il s’inscrit par ailleurs dans la nouvelle feuille de route nationale pour l’emploi, en mettant l’accent sur le développement de l’entrepreneuriat rural.
Par ailleurs, le programme s’aligne pleinement sur les grandes priorités du Maroc, en particulier la stratégie agricole Green Generation 2020-2030, qui ambitionne de transformer l’agriculture en un secteur plus durable, plus inclusif et plus performant. Il appuie également le Programme national d’agriculture solidaire ainsi que le Programme national de l’entrepreneuriat des jeunes.
Ce nouvel engagement vient renforcer un partenariat stratégique de longue date entre la Banque africaine de développement et le Maroc. Depuis plus de cinq décennies, la BAD a mobilisé près de 15 milliards d’euros pour financer plus de 150 projets dans des secteurs clés tels que l’agriculture, les infrastructures, l’énergie, l’eau, la gouvernance ou encore la protection sociale.
Par Bernadette W. Gansonré



