Le gouvernement malien a procédé à une révision de sa loi de finances pour l’exercice 2025, avec une actualisation des objectifs de recettes et des opérations de trésorerie. Cette modification vise à intégrer de nouvelles ressources issues d’un appui budgétaire international, ainsi qu’à ajuster les prévisions de recouvrement fiscal et financier.
Selon le projet de loi de finances rectificative, les ressources de trésorerie passent de 126,970 milliards FCFA dans la loi initiale à 201,410 milliards FCFA, soit une hausse de 74,440 milliards FCFA. Cette augmentation provient entièrement de l’enregistrement d’un appui budgétaire général sous forme de prêt accordé par le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de la Facilité de crédit rapide (FCR).
Parallèlement, les objectifs de recettes, confiés aux services d’assiette et de recouvrement, sont également revus à la hausse. Initialement fixés à 2 580,970 milliards FCFA, ils atteignent désormais 2 621,767 milliards FCFA, soit un ajustement de 40,797 milliards FCFA. Cette révision concerne notamment les prévisions de la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique.
Au total, les ressources nettes prévisionnelles du budget s’élèvent désormais à 2 515,899 milliards FCFA, contre 2 475,102 milliards FCFA dans la loi initiale, ce qui représente une augmentation de 1,65 %.
Malgré l’ajustement à la hausse des recettes et des ressources de trésorerie, le budget 2025 présente toujours un besoin de financement, lié au déficit budgétaire, à l’amortissement de la dette à court, moyen et long termes, ainsi qu’à la gestion des retraits sur les comptes des correspondants.
Pour couvrir ces besoins, l’État malien compte s’appuyer sur plusieurs leviers de financement, notamment les emprunts projets et programmes, la mobilisation de l’épargne via les titres publics, la cession d’actifs, le remboursement des prêts et avances consentis, ainsi que les dépôts sur les comptes des correspondants.
Au cours de l’exercice budgétaire, des mesures nouvelles sont intervenues en matière de recettes, de dépenses et de ressources de trésorerie, rendant ainsi nécessaire l’ajustement de la loi de finances initiale 2025. Cette révision témoigne de la volonté des autorités maliennes d’adapter leur cadre budgétaire aux évolutions économiques et aux appuis extérieurs mobilisés. Ces choix confirment par ailleurs la stratégie du Mali de diversifier ses sources de financement, tout en renforçant sa coopération avec les partenaires techniques et financiers, notamment le Fonds monétaire international.
Par Bernadette W. Gansonré



