mercredi 29 avril 2026

Ghana : Grâce au dynamisme du secteur des services, l’économie progresse de 6,3% au deuxième trimestre 2025

L’économie ghanéenne affiche une croissance de 6,3% enregistrée au deuxième trimestre 2025, comparée à la même période en 2024. Cette performance traduit une reprise progressive de l’économie dans un contexte marqué par des efforts de relance économique.

Le produit intérieur brut réel provisoire s’est chiffré à 47,4 milliards de cedis au deuxième trimestre de l’année contre 44,6 milliards durant la même période l’année dernière. Hors production pétrolière, le PIB réel a atteint 45,7 milliards de cedis contre 42,4 milliards au deuxième trimestre 2024, soit une hausse de 7,8%. Cette performance souligne la montée en puissance de secteurs hors hydrocarbures dans la structuration de la croissance économique du pays. De son côté, le PIB nominal a connu une forte progression, passant de 258,9 milliards de cedis en 2024 à 321 milliards en 2025. Le PIB nominal non pétrolier s’est également accru, atteignant 313 milliards de cedis contre 244,7 milliards un an plus tôt.

Le secteur des services s’est imposé comme le principal moteur de la croissance observée, avec une expansion de 9,9% en glissement annuel et une contribution de 41,9% au PIB aux prix de base. En son sein, le sous-secteur de l’information et de la communication a affiché la performance la plus remarquable, enregistrant une croissance de 21,3%. Ce résultat met en évidence l’essor continu de l’économie numérique au Ghana.

L’éducation a également contribué de manière significative, avec une croissance de 16,6%, portée par l’accroissement des investissements publics et privés dans le développement du capital humain. Les services de santé et d’action sociale ont progressé de 14,6%, tandis que les activités financières et d’assurance ont connu une hausse de 9,7%, illustrant le rôle essentiel du secteur dans le financement de l’économie. Les autres services personnels ont enregistré une croissance de 11,3%.

Malgré cette dynamique positive, le sous-secteur de l’immobilier a affiché une contre-performance, faisant de lui le plus faible au sein des services.

Le secteur industriel, qui a contribué à hauteur de 33,2% au PIB, affiche une croissance modeste de 2,3%. Toutefois, le sous-secteur manufacturier s’est distingué comme le principal contributeur à cette performance. En revanche, le sous-secteur des mines et carrières a reculé de 1,8%, affecté notamment par une baisse marquée de la production de pétrole et de gaz de 22,5%, ce qui reflète les défis persistants dans les industries extractives. Cette contraction dans les mines et carrières a freiné la croissance globale de l’industrie.

Le secteur agricole a affiché une croissance de 5,2%, représentant 24,8% du PIB. Le sous-secteur de l’élevage a été le plus dynamique, avec une progression de 5,9%. La pêche, en revanche, n’a enregistré qu’une faible croissance de 0,9%. L’agriculture a ainsi joué un rôle de stabilisateur, en compensant partiellement la baisse de la production pétrolière.

Du côté de la demande, la consommation des ménages a bondi de 12,2%, tandis que la formation brute de capital a progressé de 17,1%. Les exportations nettes ont enregistré une hausse spectaculaire de 691,6% grâce à la vigueur des exportations d’or.

Commentant ces résultats, le statisticien du gouvernement, Alhassan Iddrisu, a estimé que ces chiffres témoignent d’une économie en phase de stabilisation. Il a souligné que la trajectoire de croissance actuelle reflète une reprise progressive, portée par un secteur des services robuste et une agriculture résiliente.

Par Bernadette W. Gansonré

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