La dette publique du Nigeria a atteint 54 976,6 milliards FCFA, au 31 décembre 2024. Ce chiffre, révélé par le Bureau de gestion de la dette (DMO), marque une envolée de 48,58 % en un an, illustrant une pression croissante sur les finances publiques du pays.
La dette s’est envolée de 17 981 milliards FCFA, entre décembre 2023 et décembre 2024, atteignant un total de 54 976,6 milliards FCFA. Cette progression fulgurante est portée à la fois par une hausse spectaculaire de l’endettement extérieur et une croissance soutenue de la dette intérieure.
La dette extérieure a bondi de 83,89 %, passant de 14 524 à 26 710 milliards FCFA. Deux facteurs majeurs expliquent cette hausse : l’intensification des emprunts internationaux et la dépréciation continue du naira face au dollar, qui renchérit mécaniquement le stock de dette libellée en devises étrangères.
Cette évolution est symptomatique de la dépendance croissante du pays à l’endettement extérieur pour financer ses besoins, notamment en période de faibles recettes pétrolières et de pressions budgétaires accrues.
La dette intérieure a progressé de 25,77 %, pour atteindre 28 264 milliards FCFA, en décembre 2024. La composante fédérale en constitue la majeure partie, avec 26 756 milliards FCFA, en hausse de 32,19 %, témoignant d’un recours continu au marché local pour financer le déficit budgétaire et les projets d’infrastructure.
En revanche, la dette des États fédérés et du Territoire de la capitale fédérale (FCT) a diminué de 32,27 %, passant de 2 227 à 1 509 milliards FCFA. Une baisse qui traduit une approche plus prudente de plusieurs gouvernements régionaux vis-à-vis de l’endettement.
Sur le seul dernier trimestre de 2024, la dette totale a progressé de 893 milliards FCFA, en hausse de 1,65 % par rapport aux 54 084 milliards FCFA. La dette extérieure a augmenté de 532 milliards FCFA, tandis que la dette intérieure a gagné 361 milliards FCFA.
La dette des États et du FCT continue de reculer, confirmant une tendance à la maîtrise de l’endettement au niveau infranational, alors que le gouvernement fédéral poursuit sa politique d’endettement pour faire face à des besoins financiers toujours plus importants.
Par Ouattara



