jeudi 30 avril 2026

Côte d’Ivoire : la direction générale des Impôts mobilise 1107 milliards FCFA au premier trimestre 2025

La Direction générale des Impôts (DGI) de Côte d’Ivoire a enregistré 1 107,3 milliards FCFA de recettes fiscales au premier trimestre 2025, soit un taux de réalisation de 99,1 % par rapport à son objectif de 1 116,8 milliards FCFA. Ce léger écart de 9,5 milliards FCFA n’a cependant pas éclipsé la performance globale, marquée par une progression notable de 21,3 % par rapport à la même période en 2024 (932,2 milliards FCFA).

Le directeur général des Impôts, Ouattara Sié Abou, a présenté ces résultats lors du séminaire bilan du premier trimestre, tenu le 25 avril à Abidjan. Tout en saluant la dynamique haussière, il a reconnu que plusieurs freins ont empêché d’atteindre pleinement les objectifs fixés. Parmi eux : le retard dans la réforme de l’impôt foncier, l’application complexe de certaines mesures de l’annexe fiscale 2025, des perturbations informatiques, ainsi que la contre-performance de certains impôts structurants.

Mais le vrai défi commence maintenant. Avec une cible de 1 542,9 milliards FCFA pour le deuxième trimestre – soit une hausse de 39,3 % –, la DGI est face à une montée en puissance ambitieuse. Pour y parvenir, la stratégie repose sur une exploitation plus fine du renseignement fiscal. L’administration veut capitaliser sur les données collectées pour affiner les émissions, réduire les arriérés, détecter les déclarations sans paiement et élargir l’assiette fiscale.

L’innovation technologique est également au cœur de ce virage. L’usage de drones pour cartographier en 3D les bâtiments et les terrains, ainsi que l’interconnexion des systèmes entre administrations, sont autant de leviers pour renforcer la lutte contre la fraude et mieux capter l’activité économique réelle.

Ces efforts s’inscrivent dans une dynamique plus large, soutenue par le programme économique et financier signé avec le Fonds monétaire international. L’un des engagements phares : augmenter le taux de pression fiscale d’au moins 0,5 point de PIB. Un objectif qui suppose rigueur, créativité et mobilisation continue.

Pour le patron des Impôts, l’heure est à la remise en question et à l’audace. « Ces résultats ne doivent pas être vus comme une fin en soi, mais comme un appel à faire mieux », a-t-il martelé devant ses équipes. Car au-delà des chiffres, c’est la capacité de l’administration fiscale à accompagner la transformation économique du pays qui est en jeu.

Par Amhed Coulibaly

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