mercredi 29 avril 2026

Prévention des hépatites virales : Le Centre Hospitalier Universitaire de Bogodogo bénéficie d’un financement d’environ 6 milliards de FCFA pour renforcer ses infrastructures

Le Ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a lancé, ce lundi 5 mai 2025, à Ouagadougou, un projet visant à renforcer les structures et les services de prévention des hépatites virales au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Bogodogo. Financé par l’Agence italienne pour la Coopération au Développement (AICS), le coût global du projet est estimé à environ 6 milliards de francs CFA. Il s’inscrit dans la dynamique de la lutte contre les hépatites virales. Il s’aligne également sur les priorités du gouvernement burkinabè visant à garantir un accès équitable à des soins de santé de qualité, en améliorant les services offerts par le CHU de Bogodogo et en renforçant la maintenance dans d’autres structures sanitaires à travers le pays. Ce projet, qui s’étale sur une durée de trois ans à partir de la réception du premier financement, se décline en trois composantes.

La première, mise en œuvre par le Bureau des Nations Unies pour les Services d’appui aux Projets (UNOPS) et représentant environ 40 % du budget global, concerne la réhabilitation, la construction d’infrastructures et l’acquisition de mobiliers et d’équipements médicaux. Concrètement, cela inclut la réhabilitation et l’extension des blocs existants, tels que le bloc central, le bloc des urgences obstétricales et la maternité, ainsi que la construction d’une banque de sang. Après réhabilitation, le nombre de ces blocs passera de 2 à 4 et ils seront conformes aux normes en vigueur, garantissant ainsi un environnement de soins de qualité. Cette composante facilitera également l’acquisition de nouveaux mobiliers et équipements médicaux pour les entités réhabilitées, tout en contribuant à l’amélioration de la maintenance médico-technique des équipements grâce au renforcement des capacités des acteurs impliqués.

La seconde composante du projet, assurée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), vise à renforcer les services du CHU de Bogodogo et à développer une stratégie nationale de maintenance biomédicale, tout en soutenant la lutte contre les hépatites virales. Constituée de trois sous-composantes, la première sous-composante concerne le renforcement de la gouvernance du CHU de Bogodogo. Cela inclut la mise en place de commissions et de comités, le renforcement du système d’information sanitaire, l’instauration d’un dossier médical électronique, la création d’une interconnexion entre les services, l’équipement en matériels informatiques, et l’établissement d’un mécanisme de suivi. En termes d’impact, ce renforcement de la digitalisation des services permettra de réduire les délais de prise en charge des patients et contribuera également à améliorer la prévention, le diagnostic et la prise en charge des hépatites virales. La deuxième sous-composante a une portée nationale et se concentre sur la maintenance médico-technique. L’OMS s’engage à renforcer cette maintenance à l’échelle nationale. En ce qui concerne la dernière sous-composante, elle aborde la lutte contre les hépatites virales, qui représentent un problème majeur de santé publique au Burkina Faso, avec un taux de prévalence de 10 % et un secteur sous-financé.

Enfin, la troisième composante du projet, portée par l’Université degli Studi di Padova (UNIPD), en collaboration avec le Collegio Universitario Aspiranti Medico Missionari (CUAMM) et l’Institut Supérieur de Santé italien (ISS), se concentre sur la prévention et le traitement des hépatites B et C dans une perspective de couverture sanitaire universelle. L’objectif principal de cette composante est de réduire la transmission et la létalité des virus de l’hépatite B et C, en particulier la transmission mère-enfant, parmi les patients suivis à l’hôpital de Bogodogo. La mise en œuvre des activités de cette composante devrait permettre d’augmenter le nombre de tests de dépistage des hépatites effectués au CHU de Bogodogo, passant de 5 000 à 10 000 par an. De plus, le nombre de patients atteints d’hépatite chronique suivis devrait passer de 1 000 à 3 000, ainsi qu’une réduction de 2 % de la transmission mère-enfant.

Par Bernadette W.Gansonré

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