mercredi 18 février 2026

17e reconstitution du FAD : le Danemark annonce environ 96,9 milliards FCFA de contribution, en hausse de 40%

Dans un contexte mondial marqué par la montée des défis climatiques, la fragilité économique et les tensions géopolitiques, le Danemark, a annoncé une hausse de 40 % de sa contribution au Fonds africain de développement (FAD), portant sa participation à 1,1 milliard de couronnes danoises, soit environ 96,9 milliards FCFA dans le cadre de la 17ᵉ reconstitution des ressources du Fonds (FAD-17). « Le Danemark est fier d’accroître sa contribution au Fonds africain de développement, réaffirmant ainsi son engagement envers l’Afrique et une coopération multilatérale forte », a déclaré le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen.

L’annonce, faite en marge de la Réunion des ministres des Affaires étrangères Pays nordiques-Afrique 2025, témoigne de la confiance du pays scandinave envers le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), dont le FAD constitue le guichet concessionnel destiné aux pays africains à revenu faible ou intermédiaire de la tranche inférieure. Cette décision, prise avant même la session officielle d’annonce des contributions prévue en décembre 2025, illustre la volonté de Copenhague de montrer l’exemple et d’encourager d’autres partenaires à suivre le mouvement.

Cette décision s’inscrit dans la droite ligne de la nouvelle Stratégie de coopération au développement du Danemark et de sa Stratégie pour l’Afrique intitulée « Le siècle africain — partenariats entre égaux ». Copenhague entend promouvoir une approche fondée sur la solidarité, la durabilité et les opportunités partagées, tout en favorisant les investissements verts et l’innovation sur le continent.

Créé en 1972, le Fonds africain de développement a déjà investi plus de 45 milliards de dollars (environ 27 000 milliards FCFA) dans des projets d’infrastructures, d’agriculture, d’énergie, de gouvernance et d’intégration régionale. Il soutient aujourd’hui 37 pays africains à faible revenu, dont plusieurs États fragiles sortant de conflit ou en phase de reconstruction. Grâce à des instruments novateurs, comme la Facilité d’appui à la transition, le FAD oriente des ressources concessionnelles vers les pays et les secteurs les plus vulnérables. Ses programmes contribuent notamment à l’amélioration de la sécurité alimentaire, au développement des corridors régionaux, et à la promotion de l’investissement privé local et étranger.

« Cette augmentation de 40 % reflète non seulement la confiance dans l’impact du Fonds, mais aussi une vision commune du développement inclusif, de la résilience et des opportunités pour les pays les plus vulnérables d’Afrique », a réagi Sidi Ould Tah, président de la Banque africaine de développement.

La 17ᵉ reconstitution des ressources du FAD, prévue en décembre 2025, réunira les principaux partenaires au développement du continent africain. L’annonce anticipée du Danemark donne le ton et pourrait influencer positivement les autres donateurs traditionnels à accroître leur propre contribution. Ce mouvement est crucial pour garantir la pérennité des projets de développement dans un contexte où les besoins de financement de l’Afrique ne cessent de croître, estimés à plus de 200 milliards de dollars par an selon la BAD.

Par David Yaméogo

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