L’économie éthiopienne franchit une nouvelle étape vers une croissance inclusive avec la signature, à Addis-Abeba, d’un accord de 40 millions de dollars, soit plus de 23 milliards FCFA, entre la Banque africaine de développement (BAD) et Dashen Bank, l’une des principales banques privées du pays. Cette facilité de garantie des transactions de financement du commerce vise à renforcer la capacité du secteur bancaire local à soutenir les importations stratégiques et à stimuler l’activité du secteur privé, notamment les PME. Un accord qui illustre l’importance des partenariats public-privé pour la transformation économique durable de l’Afrique.
De façon concrète, la BAD apportera une garantie couvrant jusqu’à 100 % des risques de non-paiement pour les lettres de crédit et autres instruments financiers émis par Dashen Bank. Cette mesure permettra à la banque éthiopienne de sécuriser des transactions commerciales internationales tout en facilitant l’importation de biens essentiels comme les engrais, les produits pharmaceutiques, les panneaux solaires et les machines agricoles. Cette initiative s’inscrit dans le cadre plus large des efforts visant à intensifier le commerce intra-africain à travers la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Elle cible en priorité les entreprises locales et les PME, souvent confrontées à des contraintes de financement dans le commerce international.
Pour l’institution multilatérale de développement, cette transaction renforce son engagement dans la transformation du système financier éthiopien. Elle jouera un rôle catalyseur dans la promotion d’une croissance économique inclusive dans ce pays situé dans la Corne de l’Afrique. La banque joue un rôle central dans la création des bases du marché des capitaux éthiopien. Parmi les projets en cours figurent la mise en place de l’Autorité éthiopienne des marchés de capitaux et de la future Bourse éthiopienne, ainsi que le lancement de banques d’investissement pour l’entrepreneuriat des jeunes (YEIB) et le développement d’une passerelle de paiement nationale. Ce nouvel accord représente un levier majeur pour répondre aux défis rencontrés par les banques locales, notamment en matière d’accès aux lignes de crédit internationales.
Par Léon Yougbaré



