lundi 16 février 2026

African Research and Innovation Hub (ARIH) 2025 : le Professeur Moumoula, membre du jury d’évaluation des projets innovants.

Le Burkina Faso a une fois de plus rayonné sur la scène scientifique africaine grâce à la participation du Professeur Issa Abdou Moumoula au jury international du concours African Research and Innovation Hub (ARIH), organisé par Afreximbank dans le cadre de la Foire commerciale Intra-Africaine (IATF), qui s’est tenue du 4 au 10 septembre 2025 à Alger.

Ce concours, qui visait à valoriser la créativité et l’innovation des universités et centres de recherche africains, a connu la participation de plus de 200 projets, provenant d’Afrique et des Caraïbes et au final, 12 projets fortement recommandés par le jury, ont été retenus pour constituer la première cohorte d’ARIH. Ils ont reçu des prix décernés par Afreximbank, la banque de financement du commerce pour l’Afrique.  Professeur Moumoula, enseignant-chercheur à l’Université Norbert Zongo, président du Réseau pour l’Excellence de l’Enseignement Supérieur en Afrique de l’Ouest (REESAO), Membre de l’Académie nationale des Sciences, Arts et Lettres du Burkina Faso (ANSAL-BF) et co-lauréat en 2019 du Prix Sud de la Recherche Innovante de la Chaire UNESCO et ancien président de l’Université Norbert Zongo, a mis son expertise au service de l’évaluation de ces projets.

Dans ses propos recueillis à Alger, le Professeur Moumoula a détaillé le processus d’évaluation : « Nous avons signé un engagement visant à garantir la confidentialité des projets, l’impartialité et l’objectivité dans leur évaluation et à signaler tout conflit d’intérêt. Cela signifie que si nous rencontrons un projet dont le porteur fait partie de nos relations, nous nous devons de nous abstenir de l’évaluer. »  Ce processus d’évaluation en ligne s’est déroulé pendant près d’un mois et a connu son apothéose lors de cette foire.

Une vue des perticipats à la délibération

Les projets soumis couvraient des domaines variés : biomédecine, environnement, agriculture, technologie, techniques et tourisme durable. « Ce sont des projets pratiques, ayant un impact direct sur le quotidien de l’Homme et l’environnement., explique le Professeur Moumoula, avant d’ajouter : « Les projets primés se distinguent par leur impact concret sur la santé, l’agriculture ou le changement climatique. »

Le jury était composé de membres issus de plusieurs pays africains. Sur le plan culturel et scientifique, l’expérience a été enrichissante : J’ai découvert des projets aussi pertinents les uns que les autres.  On note surtout la participation de chercheurs, d’enseignants-chercheurs et d’étudiants des pays anglophones.

Le professeur a également donné des conseils aux jeunes chercheurs souhaitant participer aux futures éditions : « Les projets doivent être pratiques, impactants et idéalement soumis en anglais. Il ne s’agit pas de théories, mais de solutions concrètes aux défis qui se posent à l’Afrique, comme le changement climatique, l’agriculture ou les innovations technologiques. »

Parmi les projets primés, certains ont montré un impact direct sur la vie des communautés, comme celui de Joël Benson, diplômé en Sciences animales de l’Université d’Abuja au Nigeria dont le projet consiste à transformer les déchets en ruches pour une production de miel durable, une nouvelle approche pour la conservation de la biodiversité, l’atténuation du changement climatique et la sécurité alimentaire. Une illustration parfaite de la mission sociale du projet que le Professeur Moumoula et le jury international ont cherché à encourager : changement positif et viabilité économique.

Le Professeur Moumoula et Joël Benson, l’un des lauréats du concours

Par Drissa Ouattara, de retour d’Alger

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