lundi 16 mars 2026

BAD/BID : Renforcement du partenariat en vue de lutter contre la fragilité en Afrique

La Banque africaine de développement (BAD) et la Banque islamique de développement (BID) ont consolidé leur alliance afin d’intensifier leurs actions communes pour réduire la fragilité et améliorer la résilience en Afrique. Cette décision a été officialisée lors d’une réunion technique de haut niveau qui s’est tenue les 22 et 23 avril au siège de la BAD à Abidjan.

La rencontre a permis aux hauts responsables des deux institutions d’harmoniser leurs approches, de partager les meilleures pratiques et de renforcer leur collaboration face aux défis complexes, notamment dans les pays en transition ou fragiles. Cette collaboration s’inscrit dans la continuité d’engagements antérieurs, dont une étude approfondie de la société civile réalisée en 2019.

Les échanges ont mis en exergue la Facilité d’appui à la transition (FAT) de la BAD, qui a investi plus de 610 millions de dollars dans des projets en contexte fragile en 2024. Les discussions ont également exploré comment l’approche de la FAT pourrait compléter les outils de financement de la BID et créer des synergies renforcées dans les pays où les deux institutions opèrent.

La sécurité climatique a été identifiée comme un domaine essentiel, en raison de l’impact des défis environnementaux sur l’aggravation de la fragilité, en particulier dans les régions vulnérables telles que le Sahel et la Corne de l’Afrique. Ce partenariat contribuera à l’élaboration d’approches intégrées pour répondre aux besoins immédiats tout en renforçant la résilience à long terme.

À cet effet, un cadre de mise en œuvre structuré est prévu pour 2025-2026, en accord avec les stratégies des deux institutions en matière de fragilité et de résilience.
Par ailleurs, les deux institutions ont décidé de mettre en place un groupe de travail technique conjoint pour opérationnaliser le partenariat, harmoniser les méthodologies d’évaluation et coordonner les instruments financiers.

Yero Baldeh, directeur du Bureau de coordination des États en transition à la BAD, a souligné que cette alliance stratégique permettra d’apporter des solutions plus durables là où les besoins de développement sont les plus pressants. Quant à Ahmed Berthe, spécialiste principal des ONG et de la société civile à la BID, il a insisté sur l’évolution de la BAD vers une action anticipative et préventive, créant un cadre pour maximiser l’impact collectif grâce à des investissements coordonnés et au partage des connaissances.

Notons que ce partenariat stratégique renforce l’engagement de la BAD dans les contextes fragiles, en privilégiant la prévention plutôt que la simple réaction aux crises, et en établissant des partenariats autour du triptyque humanitaire-développement-paix, principes clés de sa stratégie.

Par Bernadette W. Gansonré

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