lundi 16 février 2026

Banques et acteurs économiques : renforcer le dialogue pour une inclusion financière réussie au cœur de la deuxième édition des business days de l’APBEF-B

L’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina (APBEF-B) a ouvert ce mercredi 29 octobre 2025 la 2ᵉ édition de ses Journées Portes Ouvertes (JPO), dénommées Business Days, autour du thème : « Banques et acteurs économiques : mieux se comprendre pour une inclusion financière réussie ». Pendant deux jours, les 29 et 30 octobre, les institutions financières et les opérateurs économiques échangeront sur les voies et moyens d’un partenariat plus fécond au service du développement national.

Dans son discours, le vice-président de l’APBEF-B, Inoussa Boundaoné, a souligné que ces journées constituent un espace d’échanges destiné à lever les incompréhensions entre les banques et les acteurs économiques. « À travers ce thème, la profession bancaire réitère sa volonté de mieux se faire connaître et de se rapprocher des acteurs économiques », a-t-il déclaré.

M. Boundaoné a insisté sur le caractère inclusif de l’événement, placé sous le signe du mois du consommons local, avec la participation d’artisans et d’entreprises agroalimentaires. Selon lui, ces Journées Portes Ouvertes doivent permettre de clarifier les attentes mutuelles, de promouvoir l’éducation financière et de faire découvrir de nouveaux services bancaires adaptés aux besoins des entrepreneurs. « Une meilleure compréhension du rôle et du fonctionnement des établissements de crédit favorise la confiance dans le système bancaire et une utilisation optimale des services financiers », a ajouté le vice-président, avant d’appeler à un partenariat renforcé entre banques et acteurs économiques.

Les banques, moteur du financement de l’économie

Le vice-président de l’APBEF-B a également rappelé la place centrale du secteur bancaire dans le fonctionnement de l’économie nationale, notamment du financement des investissements à la gestion de la trésorerie, en passant par le paiement des salaires et le règlement des fournisseurs. L’épargne mobilisée auprès des ménages et des entreprises permet aux banques de financer les crédits à l’économie, illustrant la relation d’interdépendance entre les acteurs économiques et le système financier. Ces échanges, selon M. Boundaoné, doivent déboucher sur une inclusion financière plus forte, condition d’une économie plus résiliente et plus inclusive.

Représentant le ministre de l’Économie et des Finances, Mme Léa Zagré, conseillère technique, a salué la pertinence du thème et félicité l’APBEF-B pour cette initiative devenue, selon ses dires, un espace de rencontre, de dialogue et de confiance. Elle a rappelé que le gouvernement burkinabè fait de l’inclusion financière une priorité nationale, soutenue par des réformes ambitieuses. « Le développement de la finance digitale, la promotion de la bancarisation rurale, la mise en place de fonds de garantie pour les PME et les jeunes entrepreneurs, ainsi que le renforcement du cadre réglementaire », traduisent la volonté du gouvernement de bâtir un système financier plus inclusif et plus résilient.

Ces actions visent, à l’en croire, visent à faire du secteur bancaire le moteur de la transformation économique du pays, un catalyseur de la création d’emplois et un instrument concret de réduction de la pauvreté.

Une vue des participants

En dépit de progrès remarquables, le chemin vers une inclusion financière totale reste semé d’obstacles. Mme Zagré a rappelé que le total bilan des banques burkinabè est passé de 6 615 milliards à 9 430 milliards FCFA en cinq ans, soit une croissance de plus de 42%. Une performance qui témoigne du dynamisme du secteur.

Cependant, elle a exhorté les institutions financières à accroître leur influence sur le terrain économique, notamment à travers un financement plus audacieux de l’économie réelle. « Osez davantage le financement des petites entreprises, des jeunes porteurs de projets, des femmes entrepreneures et des acteurs du monde rural », a-t-elle lancé, invitant les banques à simplifier leurs procédures et à innover dans leurs produits.

Pour la représentante du ministre, l’inclusion financière ne saurait être atteinte sans une relation de confiance réciproque. Elle a ainsi appelé les opérateurs économiques à cultiver la transparence, la rigueur et la responsabilité, rappelant que « le crédit, avant d’être une opération financière, est avant tout une relation de confiance partagée ». De son côté, le ministère de l’Économie et des Finances réaffirme sa disponibilité à accompagner le secteur bancaire dans cette dynamique d’ouverture et de transformation.

Cette deuxième édition des Business Days de l’APBEF-B ambitionne d’aller au-delà du simple dialogue institutionnel. Elle se veut un laboratoire d’idées pour un système bancaire plus proche des réalités du terrain, capable d’appuyer la croissance des entreprises et de favoriser l’accès équitable aux services financiers. Au cours des deux jours, experts et spécialistes mèneront des échanges autour du crédit-bail, du financement du logement, du soutien aux industries agroalimentaires et de la formation sur les métiers de la banque.

Par Léon Yougbaré

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