Le Conseil d’administration du Fonds Monétaire International (FMI) a validé, le 17 décembre 2024, la cinquième revue du programme Mécanisme élargi de crédit (MEDC) et la Facilité élargie de crédit (FEC) de 42 mois ainsi que la deuxième revue de la facilité pour la résilience et la durabilité (FSR). Cette décision ouvre la voie à un décaissement immédiat de 25,6 milliards FCFA pour le MEDC/FEC et 24,4 milliards FCFA au titre du FSR, soit un montant total d’environ 50 milliards FCFA.
Selon le FMI, l’économie béninoise connaît une transformation soutenue. Les secteurs des technologies de l’information, du tourisme et des exportations à plus forte valeur ajoutée se développent. En conséquence, la croissance économique s’est établie à 6,4 % en glissement annuel au premier semestre 2024 et devrait rester robuste à court terme.
Cependant, cette évolution s’accompagne d’un déséquilibre temporaire de la balance des paiements, principalement dû à d’importants investissements, notamment dans les zones économiques spéciales (ZES). Ces zones, qui visent à promouvoir la transformation locale des produits, devraient à terme redresser la balance grâce à une augmentation des exportations.
Dans le communiqué, Le FMI salue les efforts du gouvernement béninois dans la mise en œuvre des réformes. Tous les objectifs quantitatifs du programme pour juin 2024 ont été atteints, tout comme les repères structurels. Le pays a également avancé sur le front climatique, en introduisant un étiquetage budgétaire pour le climat dans le budget 2025 et en adoptant un mécanisme prévisible pour ajuster les prix des produits pétroliers.
Un autre point fort soulevé par l’institution de Bretton Woods est le respect la norme en matière de déficit budgétaire. En effet, le Parlement béninois a adopté un budget pour 2025 visant à respecter la norme de déficit budgétaire de 3 % du PIB, imposée par l’UEMOA, tout en augmentant les dépenses sociales. Le FMI souligne que cet ajustement repose sur une augmentation des revenus et s’inscrit dans une stratégie à moyen terme. La gestion proactive de la dette, notamment le rééquilibrage en faveur de la dette intérieure, devrait limiter les risques liés au refinancement externe.
Par Amhed Coulibaly



