Après un niveau général des prix de 101,7, observé en février 2025, l’indice s’établit à 102,8 en mars, soit une progression de 1,1 %. Une augmentation due principalement à la hausse de 2,6 % des prix des biens de consommation, notamment les produits alimentaires et les boissons non alcoolisées.
En analysant la part des principales sous-classes, il ressort que les prix des épices, herbes culinaires et graines ont grimpé de 10,8 %, en raison d’une diminution de l’offre de piment frais sur les marchés, liée à la saisonnalité. Les autres légumes, tubercules, plantains et bananes à cuire séchés ou déshydratés ont vu leurs prix s’accroître de 4,6 %. Cette hausse est particulièrement liée à celle des prix de l’igname et de ses produits dérivés, en l’occurrence les cossettes. De plus, les cours des céréales en général ont enregistré une hausse de 3,4 %, en raison de la montée des prix du maïs en grains séchés, dont l’offre a diminué sur les marchés. À ces augmentations s’ajoute celle de 2,5 % pour les huiles végétales, due à l’évolution des prix du beurre de karité et de l’huile de coton.
Toutefois, certains produits dont les prix ont baissé en mars ont permis de modérer le niveau de l’inflation. Il s’agit notamment des transports, dont les coûts ont reculé de 0,4 %, tirés par une baisse de 0,8 % des prix de l’essence. En mars 2025, l’offre d’essence kpayo s’est améliorée sur le marché béninois.
Sur la base de la provenance, la hausse des prix est observée aussi bien sur les produits locaux que sur les produits importés. Elle ressort à 1,3 % et 0,4 % respectivement.
Le niveau général de l’inflation, analysé sur trois mois, affiche une augmentation de 2,3 %. En glissement annuel, la hausse est de 0,7 %.
Par Léon Yougbaré



