mercredi 11 février 2026

Bourse des matières premières agricoles de Côte d’Ivoire :  Un panel pour présenter l’état d’avancement de son opérationnalisation

Dans le cadre du Salon international de l’agriculture qui se tient à Paris, en France, la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) de l’UEMOA et l’Autorité de régulation du système de récépissés d’entreposage (ARRE) ont fait le point sur l’opérationnalisation de la Bourse des matières premières agricoles de Côte d’Ivoire (BMPA-CI). C’était à l’occasion d’un panel, tenu ce lundi 24 février 2025, sur le thème « Promouvoir le Système des récépissés d’entreposage (SRE) pour le développement des bourses de matières premières agricoles ».

Il ressort des communications que les entrepôts certifiés par l’ARRE peuvent accueillir environ 350 000 tonnes de produits. Ces entrepôts, pour la plupart, sont localisés dans les chefs-lieux des principales zones de production et dans les zones portuaires, notamment à Abidjan et à San Pedro. En effet, le secteur de l’entreposage, sur le plan mondial, représente un marché évalué à environ 346 968 milliards FCFA, soit 549 milliards de dollars en 2025. C’est un secteur qui offre ainsi un énorme potentiel de création de milliers d’emplois.

Au de la Côte d’Ivoire, les besoins de financement dans l’industrie de la logistique d’entreposage sont estimés à 3 250 milliards FCFA (5 milliards d’euros). C’est pourquoi le Pr Justin Koffi a encouragé les partenaires financiers internationaux et le secteur privé ivoirien à s’y intéresser. Déjà, pour le lancement de la BMPA-CI, la Côte d’Ivoire compte s’appuyer sur les matières dont elle est le premier producteur mondial. Il s’agit de la noix brute de cajou et de la noix de cola, dont les rendements annuels moyens au cours des cinq dernières années sont respectivement de 1,05 million de tonnes et 250 000 tonnes. À cela s’ajoute le maïs, qui vient compléter la liste des productions agricoles jugées stratégiques pour l’industrialisation et les enjeux de la souveraineté alimentaire.

Au cours du panel, le directeur général de la BRVM, Dr Edoh Kossi Amenounve, a indiqué que son institution est chargée de la gestion de la bourse des premières matières agricoles pendant la phase pilote, qui devra durer deux ans. La BRVM, a-t-il ajouté, agit comme « assistant technique » de l’État ivoirien. Il a également précisé que, l’étude de faisabilité étant réalisée, le cadre réglementaire élaboré et l’architecture du marché arrêté conformément aux normes internationales, le marché devrait être opérationnel dans les prochains mois, une fois les premiers acteurs agréés.

Au cours des échanges, les participants ont souligné la nécessité des anciens acteurs. De même, ils ont rappelé l’importance de cette nouvelle bourse, tant pour les acteurs que pour l’économie du pays.

Par Léon Yougbaré

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