lundi 16 février 2026

Burkina Cajou : une nouvelle usine qui ambitionne de devenir un leader africain de la transformation de la noix de cajou

À l’occasion du Forum Investir au Burkina Faso, tenu les 09 et 10 octobre 2025 à Ouagadougou, Moïse Tapsoba, directeur de l’usine Burkina Cajou, a accordé une interview à notre rédaction. Il revient sur les débuts de cette jeune entreprise installée à Bobo-Dioulasso, ses ambitions et les défis qu’elle entend relever dans la transformation locale de la noix de cajou.

Pouvez-vous présenter votre entreprise ?

Nous sommes situés à Bobo-Dioulasso, dans la nouvelle zone industrielle, sur la route de Bama. Burkina Cajou est une usine nouvellement installée. Nous venons d’achever les installations et avons entamé la phase d’essai.
Notre activité porte sur la transformation de la noix de cajou, avec une capacité actuelle de 10 000 tonnes par an, extensible à 75 000 tonnes.

Nous nous spécialisons principalement dans la production d’amandes blanches destinées à l’exportation, mais nous fabriquons également des produits dérivés pour le marché local, tels que le savon à base d’amande de cajou, le cajou au chocolat, la pâte de cajou pour la cuisine et la pâte à tartiner pour le petit-déjeuner.

D’où est venue l’idée de créer Burkina Cajou ?

L’idée s’inscrit dans la vision nationale de transformation locale des produits agricoles, prônée par les plus hautes autorités du pays. Nous voulons valoriser nos ressources sur place et promouvoir les produits burkinabè à l’international.
C’est aussi une manière de créer des emplois pour de nombreux jeunes et de contribuer au développement économique du pays.

Le marché burkinabè parvient-il à absorber vos productions ?

Oui, le marché local est porteur. La demande est bien présente et nous travaillons à la satisfaire au mieux. Toutefois, nous cherchons aussi à diversifier nos produits afin de permettre aux consommateurs de découvrir de nouvelles saveurs issues de la noix de cajou.

Vos produits sont-ils exportés à l’international ?

Nos produits sont exportés vers l’Europe, les pays arabes et le marché asiatique. Cela montre qu’il existe un réel intérêt pour la qualité du cajou burkinabè sur la scène internationale.

Que représente le Forum Investir au Burkina Faso pour vous ?

Ce forum est une belle opportunité pour Burkina Cajou. L’organisation est bien structurée et elle favorise les rencontres avec des partenaires potentiels, notamment des fabricants de machines et des investisseurs internationaux.
Grâce à ces échanges, nous envisageons déjà une extension de notre capacité de production pour passer de 10 000 à 75 000 tonnes par an.

Quelles sont les principales difficultés auxquelles vous faites face ?

Notre principal défi est le financement de cette expansion. Passer à 75 000 tonnes nécessite d’importants investissements. Nous avons toutefois reçu l’intérêt de plusieurs partenaires, notamment du Ghana et du Canada, qui souhaitent collaborer avec nous. Nous espérons concrétiser ces partenariats prochainement.

Quel type d’investissement recherchez-vous ?

Nous recherchons principalement des partenaires dans le marketing et des partenaires financiers capables de nous accompagner dans la chaîne de production.
La transformation de la noix de cajou nécessite des fonds importants, notamment pour l’achat de la matière première au début de la campagne. Nous avons donc besoin d’investisseurs prêts à soutenir cette phase critique.

Où voyez-vous Burkina Cajou dans 5 à 10 ans ?

D’ici cinq à dix ans, nous nous voyons parmi les leaders africains du secteur et pourquoi pas concurrencer les grandes marques internationales. C’est notre ambition et nous travaillons chaque jour à la concrétiser.

Par Bernadette W.Gansonré

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