Au Burkina Faso, les prix des biens de grande consommation ont montré un certain repli en juin 2025, traduisant une détente relative sur les marchés, même si les niveaux demeurent supérieurs à ceux observés l’année dernière. Selon les données disponibles, la tendance s’explique notamment par la mise en vente de stocks détenus par les paysans et les commerçants.
Le riz, aliment central de la consommation urbaine, a enregistré un recul de prix sur un mois. En juin, le sac de 50 kg de riz local s’est vendu en moyenne à 24 262 FCFA, en baisse de 3,6 % par rapport à mai, tandis que celui du riz importé s’est négocié à 23 403 FCFA, en repli de 3,1 %. Sur le trimestre, les trajectoires divergent : le riz local a progressé de 4,4 % à 24 537 FCFA en moyenne, alors que le riz importé a baissé de 4,2 % à 24 371 FCFA.
La tendance à la baisse s’est également observée pour les céréales et légumineuses. En juin, le niébé a perdu 4,8 %, le sorgho blanc 2,6 %, le maïs blanc 2,1 % et le mil local 0,6 %. Toutefois, comparés à juin 2024, ces produits affichent encore de fortes hausses : +16,5 % pour le niébé, +13,9 % pour le mil, +3,2 % pour le maïs et +1,3 % pour le sorgho. Sur le deuxième trimestre, les prix moyens s’établissent à 668 FCFA le kg pour le niébé, 413,5 FCFA pour le mil, 331,3 FCFA pour le sorgho et 281,7 FCFA pour le maïs, soit des hausses comprises entre 1,5 % et 5,2 % par rapport au premier trimestre. Sur un an, ces augmentations atteignent jusqu’à 23 % dans le cas du niébé.
Le sucre, autre produit stratégique, a connu une correction en juin. Le kilo de sucre local en morceaux a reculé de 5,4 % pour s’établir à 921 FCFA, tandis que le sucre en poudre a légèrement baissé de 0,1 % à 787 FCFA. Néanmoins, en moyenne trimestrielle, les deux variétés enregistrent de petites hausses : +1,2 % pour le sucre en morceaux (955 FCFA) et +0,1 % pour le sucre en poudre (750 FCFA).
Les produits laitiers, de leur côté, sont restés globalement stables en juin. Le lait infantile (400-500 g) s’est échangé autour de 3 233 FCFA, le lait en poudre en boîte (400-500 g) à 2 930 FCFA et le lait concentré sucré de 1 kg à 1 505 FCFA. Sur le trimestre, des évolutions contrastées apparaissent : le lait concentré a légèrement baissé (-1 % à 1 476 FCFA), le lait en poudre en boîte a reculé de 1,3 % à 2 934 FCFA, tandis que le lait infantile a progressé de 1,1 % à 3 207 FCFA.
Les huiles ont connu des évolutions divergentes. En juin, le litre d’huile de coton graine a chuté de 6,4 % à 1 184 FCFA, alors que la bouteille de 0,9 litre d’huile de palme importée a légèrement augmenté (+0,1 %) à 1 572 FCFA. Sur le trimestre, l’huile de coton a baissé de 1,3 % à 1 247 FCFA, tandis que l’huile de palme importée a progressé de 1,9 % à 1 565 FCFA.
Enfin, le ciment local, indispensable pour le secteur de la construction, est resté stable en juin avec un prix moyen de 5 526 FCFA pour le sac de 50 kg. En revanche, sur le trimestre, une légère hausse de 0,3 % a été observée, le prix atteignant 5 679 FCFA.
Globalement, si le mois de juin 2025 a été marqué par un assouplissement des prix sur les marchés, l’analyse trimestrielle et annuelle révèle que les consommateurs burkinabè font toujours face à un renchérissement significatif de la plupart des produits de base, en particulier du niébé, du mil et du riz local.
Par Amhed Coulibaly



