La Caisse des Dépôts et d’Investissements du Burkina Faso (CDI-BF) confirme sa trajectoire ascendante. Selon le rapport d’activités adopté en Conseil des ministres le 16 juillet 2025, l’institution publique à caractère spécial a bouclé l’exercice 2024 sur un bénéfice net de 916,36 millions de FCFA. Une performance qui témoigne de la solidité de son modèle et de sa montée en puissance en tant que bras financier stratégique de l’État.
Créée pour catalyser les investissements à impact, la CDI-BF s’est engagée dans plusieurs opérations majeures au cours de l’année écoulée. Parmi les plus notables : la participation au renforcement du capital de la Banque Agricole du Faso (BADF), la co-création de FASO-Ré – une initiative visant à capter et canaliser l’épargne nationale –, ainsi que le rachat de l’unité pharmaceutique PROPHARM SA, dans une logique de souveraineté sanitaire.
L’institution a également lancé les études préparatoires à un programme ambitieux de promotion de l’habitat durable, intégrant toute la chaîne de valeur de la construction et incluant la gestion des déchets. Dans la même dynamique, un protocole d’accord stratégique a été signé le 4 juillet 2025 avec la société burkinabè POCERAM. L’objectif : rendre le logement plus accessible tout en valorisant la production locale de matériaux de construction.
Selon le compte rendu du conseil des ministres, pour les mois à venir, la CDI-BF entend accélérer son ancrage territorial et amplifier son impact. Sa feuille de route s’articule autour de trois axes : le développement de projets à fort effet de levier, la territorialisation des interventions pour une meilleure inclusion financière et sociale, et la mobilisation accrue de ressources, tant propres qu’externes.
Par Drissa Ouattara



