Le Fonds Monétaire International (FMI) vient d’approuver, le mardi 01 avril 2025, un nouveau décaissement d’environ 19,1 milliards de FCFA dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC). Cette somme porte à 57,3 milliards de FCFA l’aide financière octroyée depuis le lancement du programme en septembre 2023.
Selon la note du FMI, la croissance économique a été revue à la baisse en 2023, passant de 3,6 % à 3 %, les perspectives restent optimistes avec une prévision de 4,2 % en 2024 et 4,3 % en 2025. L’inflation, quant à elle, devrait s’établir en moyenne à 3,6 % cette année, sous l’effet de la hausse des prix des denrées alimentaires.
Malgré une production aurifère en recul, la flambée des cours de l’or contribue à réduire le déficit du compte courant, attendu à 5,2 % du PIB en 2024 contre 8,6 % en 2023. Parallèlement, le déficit budgétaire global devrait s’améliorer, passant de 6,5 % à 5 % du PIB, soutenu par une collecte solide des recettes publiques, selon l’institution de Bretton Woods
La note soulève la fragilité du secteur financier avec la montée des prêts non performants et également la situation sécuritaire qui continue d’exercer une pression sur l’activité économique, notamment dans les secteurs minier et agricole, ce qui pèse sur les recettes publiques et alourdit les dépenses.
Dans ce contexte, le FMI a salué les efforts du gouvernement pour respecter ses engagements dans le cadre du programme de la FEC. Six critères de performance ont été atteints, malgré quelques retards sur l’audit des arriérés de l’État. Les autorités affichent leur volonté d’améliorer la gouvernance budgétaire et la transparence, en intégrant de nouvelles réformes sur les marchés publics et la gestion du Trésor.
Par Amhed Coulibaly



