Le Forum des Métiers de la Mine a ouvert ses portes le jeudi 19 juin 2025, sous le thème central : « Capital humain, levier de performance pour l’industrie minière ». Cet événement a rassemblé divers exposants, qui ont partagé avec notre rédaction leurs visions sur l’importance du capital humain au sein de leurs entreprises, tout en mettant en lumière les défis liés à sa gestion. Tous ont convenu que le développement des compétences et la promotion de la diversité sont des éléments clés pour assurer la performance et la durabilité des entreprises.

Cheick Zabré, directeur de la communication pour l’Afrique de l’Ouest chez Epiroc, a souligné le rôle crucial de son entreprise dans l’optimisation de l’exploitation minière. Epiroc, un groupe multinational basé en Suède, est présent au Burkina Faso depuis 2010 et se spécialise dans la fourniture d’équipements de forage. Zabré s’est dit satisfait de cette première édition du forum, qui met en avant les compétences locales dans le secteur minier.
Il a insisté sur le fait que le capital humain constitue la première ressource d’une entreprise : « Vous pouvez disposer des meilleurs équipements, mais sans une équipe compétente pour assurer la vente et la maintenance, personne ne viendra vers vous », a-t-il affirmé. En misant sur le développement du capital humain, Epiroc vise à moderniser ses opérations, notamment grâce à l’intégration d’équipements autonomes, qui exigent une main-d’œuvre qualifiée.
Burkina Suudu Bawdè : fédérer les énergies pour former
Adama Barro, responsable de la communication et des relations publiques de Burkina Suudu Bawdè, a présenté cette entité de formation professionnelle créée en 2023. Son objectif est de regrouper les centres de formation professionnelle autour d’une vision commune, afin de promouvoir les métiers et les systèmes de formation.

« Notre présence à ce forum vise à faire connaître nos formations et à donner de la visibilité à notre travail », a-t-il expliqué. Barro a souligné que le capital humain est essentiel au développement du pays : « Sans capital humain, on ne peut pas se développer. Aujourd’hui, tout le développement est axé sur le capital humain », a-t-il insisté.
Il a également évoqué le défi de faire comprendre aux Burkinabè l’importance de l’autonomie et de la formation, surtout dans un contexte de chômage élevé : « Il est crucial que les gens acquièrent des compétences et des connaissances pour ne pas dépendre uniquement de l’État comme employeur », a-t-il conclu.
Le capital humain, le cœur battant d’Aurora
Dans son intervention, Ghislaine Coulibaly, chargée des ressources humaines chez Aurora, a souligné l’importance du capital humain dans cette entreprise spécialisée dans le forage : « Le capital humain est le cœur battant de notre société, le moteur de la production », a-t-elle déclaré.

Aurora, une entreprise de droit burkinabè, opère actuellement sur les sites d’Endeavour à Houndé et de Bissa Gold. Ghislaine a expliqué que l’entreprise a choisi de s’associer à ce forum en tant que sponsor Or, car elle reconnaît l’importance stratégique du capital humain dans la réussite de ses opérations.
Elle a aussi abordé les défis liés à sa gestion, notamment l’attraction et la rétention des profils qualifiés. Dans un secteur minier en constante mutation, il est impératif de former et de fidéliser les talents pour relever les défis futurs. « À Aurora, nous avons un plan de formation qui permet à nos employés de se développer continuellement », a-t-elle précisé.
Par Bernadette W.Gansonré



