mercredi 29 avril 2026

Burkina/ SIBA 2025 : Deux jours pour comprendre et saisir les opportunités du marché financier

La première édition du Salon international de la bourse africaine (SIBA) se tient du 4 au 5 avril à Ouagadougou, qui se veut la capitale de l’éducation en Afrique sur l’investissement boursier. Le salon a ouvert ses portes à travers une cérémonie d’ouverture dans la matinée de ce vendredi 4 avril 2025 sous le thème « Éducation boursière : un levier de croissance économique et durable ».

Le président du comité d’organisation et commissaire général du salon, Boukaré Bancé, a souligné que le SIBA est né du constat de la méconnaissance du marché financier par les entreprises et les jeunes entrepreneurs de la sous-région. Or, dit-il, le marché financier permet aussi bien aux entreprises qu’aux États de mobiliser les fonds nécessaires pour leurs différents projets. Ainsi, le SIBA s’est donné pour mission de démystifier la bourse et les marchés financiers à travers cette édition, qui offre une occasion d’apprentissage aux participants.

Boukaré Bancé, Commissaire général du SIBA

Selon lui, le SIBA entend également mettre en lumière les opportunités d’investissement au Burkina et dans l’UEMOA, encourager les entreprises à lever des fonds sur les marchés financiers pour financer leur expansion et inspirer une nouvelle génération de jeunes entrepreneurs et investisseurs. « Le SIBA n’est pas juste un événement, c’est un mouvement, une plateforme pour transformer notre perception de la finance de marché et de l’investissement », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il est essentiel pour les économies africaines de recourir aux financements endogènes via le marché financier régional.

S’agissant de l’accessibilité de la bourse, M. Bancé a indiqué qu’elle n’est pas une affaire de riches. À l’entendre, toute personne désireuse de faire fructifier ses revenus à la possibilité d’investir en bourse. « Les PME, les start-ups, les industries locales, les États et même les collectivités territoriales peuvent y lever des fonds pour financer leurs ambitions, leurs projets et leur expansion », a ajouté le président du comité d’organisation, soulignant la nécessité de briser les idées reçues et de faire du marché financier un outil au service de tous les acteurs économiques africains.

Le représentant du ministre de l’Économie et des Finances, Saïdou Diallo, abonde dans le même sens, soulignant que la bourse est un levier stratégique capable de financer le développement, d’augmenter la visibilité des entreprises et de renforcer la compétitivité des économies africaines. « Le SIBA offre une chance réelle de démocratiser la finance et de rendre accessibles ses mécanismes complexes aux jeunes, étudiants et entrepreneurs », a-t-il déclaré. Conseiller technique du ministre en charge de l’Économie, il a également noté que l’approche du SIBA s’inscrit pleinement dans la vision du gouvernement, qui est celle d’un développement économique inclusif dans lequel chaque acteur peut trouver sa place et contribuer à la prospérité collective. « Ce salon est une occasion unique de réunir les acteurs économiques de tout le continent autour d’une thématique cruciale pour l’avenir de nos marchés financiers, notamment le financement des PME, l’éducation boursière, la création d’opportunités d’investissement et le développement des métiers de la finance de marché », a-t-il fait savoir Pour lui, l’organisation du SIBA en terre burkinabè témoigne de l’engagement du pays en faveur de la transformation du continent et de sa vision ambitieuse pour le développement des marchés financiers africains.

Saïdou Diallo, Représentant du ministre de l’Économie et des Finances,

En outre, le Burkina est bien présent sur le marché financier régional, bien que celui-ci soit méconnu du grand public. Au niveau de la BRVM, trois entreprises du pays sont cotées, pour une capitalisation de près de 720 milliards FCFA, faisant du Burkina le troisième pays en importance sur ce marché. Selon la représentante du co-parrain, Lydie Bonkian Kambou, quatre sociétés de gestion et d’intermédiation sont présentes au Burkina, avec moins de 20 000 comptes-titres pour une population totale de 23 millions d’habitants. À l’en croire, l’Afrique en général et le Burkina en particulier regorgent de talents, d’initiatives et de secteurs porteurs. Au regard de ces niches d’opportunités encore inexploitées, Mme Kambou, par ailleurs directrice des opérations et des marchés à Coris Bourse, a affirmé que l’avenir économique du Burkina repose sur l’initiative privée, l’innovation et la diversification des sources de financement.

Lydie Bonkian Kambou, Representante du Co-parrain

Au cours de la première journée, les thèmes « Comprendre la bourse : fonctionnement, produits et acteurs » et « Investir au Burkina Faso : secteurs porteurs et opportunités inexploitées » ont été développés au cours de deux panels animés par des experts du monde de la finance et des investisseurs. Un atelier pratique sur le thème « Pourquoi et comment investir en bourse ? Cas pratique de la BRVM » a ensuite clôturé les activités de la journée. Pour la dernière journée, deux panels et un atelier pratique seront organisés au profit des participants.

Par Léon Yougbaré

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