Au dernier trimestre de l’année 2024, la dette intérieure congolaise s’élève à 5 179,33 milliards de FCFA, soit 60,71 % du montant total de la dette publique.
Cette prédominance de la dette intérieure résulte en grande partie de l’accroissement des émissions de titres publics sur le marché sous-régional et de l’intégration des arriérés budgétaires dans l’encours total de la dette publique.
En effet, les Bons du Trésor Assimilables (BTA) et les Obligations du Trésor Assimilables (OTA) représentent 52,11 % de la dette intérieure. La dette non conventionnée (y compris les arriérés sociaux et commerciaux) détient 33,69 % des parts de cette dette. Quant à la dette bancaire (incluant les emprunts contractés auprès des banques commerciales), sa part dans la dette intérieure est de 14,20 %.
Notons que la forte proportion de la dette de marché souligne l’orientation de l’État vers un financement via les marchés des capitaux sous-régionaux. Toutefois, la montée des arriérés budgétaires met en évidence l’importance de la restructuration de cette dette pour garantir sa soutenabilité.
Par Bernadette W.Gansonré



