samedi 7 février 2026

Développement économique : la BAD met ses outils financiers à disposition des entreprises burkinabè

Du 21 au 23 novembre 2024 s’est tenue à Bobo-Dioulasso la 21ᵉ Rencontre nationale entre le gouvernement burkinabè et les représentants du secteur privé. Participant à cette rencontre, la Banque africaine de développement (BAD) en a profité pour présenter les outils financiers qu’elle met à la disposition des opérateurs économiques.

La rencontre gouvernement-secteur privé s’est penchée sur la thématique en lien avec la place des investisseurs nationaux dans le processus de développement du Burkina Faso, intitulée « Contribution des investisseurs nationaux dans les initiatives endogènes de développement et de consolidation de la souveraineté économique du Burkina Faso ». Tenue du 21 au 23 novembre 2024 dans la ville de Sya, elle a connu la participation des grands acteurs du monde des affaires au Burkina Faso. Une opportunité pour la BAD de mieux faire connaître ses outils financiers en faveur du secteur privé national.

Et ces outils, en effet, sont, entre autres, les prêts, les prises de participation, les accords de participation aux risques, les lignes de crédit, les facilités de financement des produits de base, l’assistance technique et les garanties. Le responsable régional des Opérations non souveraines de la Banque, Boris Honkpehedji, s’est chargé d’exposer les modalités et conditions d’éligibilité à ces outils de financement, tout en soulignant que la Banque est outillée pour soutenir directement les initiatives privées de grande envergure, notamment dans l’agrobusiness, l’énergie, les transports routiers, aériens et aéroportuaires, et la pharmacie.

Consciente du rôle essentiel des PME dans l’économie du pays, l’engagement de la banque à leurs côtés se traduit par les lignes de financement à des institutions locales telles que Fidelis Finance et Coris Bank. Aussi, elle a apporté son appui à SINERGI Burkina, grâce à laquelle une vingtaine de PME ont pu bénéficier de financement. En plus des financements octroyés via son guichet privé, les représentants de la BAD ont indiqué que les projets et programmes de développement du gouvernement constituent également des leviers pour créer des opportunités d’affaires pour le secteur privé. Il s’agit du Projet de développement intégré des chaînes de valeur maïs, soja, volaille, poisson et de résilience (PIMSAR), du Projet de développement des chaînes de valeur intégrées de l’élevage (PDCVIE) et du Projet Yeleen d’électrification rurale ; ce dernier offrant aux entreprises privées locales l’opportunité de déployer des mini-réseaux et d’installer des kits solaires dans plusieurs communes.

Par ailleurs, l’institution multinationale de développement est résolument engagée dans l’amélioration de l’environnement des affaires au Burkina en soutenant des réformes institutionnelles et juridiques via des projets tels que le Programme d’appui aux réformes dans le secteur de l’énergie. (PARSE) et le Projet d’appui à la transformation de l’économie et à la création d’emploi (PATECE), qui contribuent à consolider la gouvernance économique et à accroître la compétitivité du secteur privé burkinabè.

Par Léon Yougbaré

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