mercredi 29 avril 2026

Développement : le Burkina et la BOAD en concertation pour une plus grande efficacité des projets et programmes financés par l’Institution régionale

Le Burkina Faso et la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) procèdent à une revue conjointe du portefeuille des projets et programmes financés par l’institution régionale. Cet exercice périodique, mené cette fois sous le sceau de la rigueur et de l’anticipation, permettra de dresser un état des lieux sans complaisance des interventions de la banque au Burkina Faso, tout en jetant les bases d’une coopération renouvelée, centrée sur les résultats et l’impact.

À la tête de la délégation de la BOAD, la Directrice Générale Déléguée, Financement et Investissement, Ourèye Sakho Eklo, a souligné les secteurs prioritaires autour desquels s’articule l’engagement de la banque : énergie, immobilier et habitat social, agriculture, tourisme et artisanat. « Chaque action que nous menons avec le gouvernement burkinabè doit contribuer de manière concrète au soutien de ces secteurs stratégiques », a-t-elle affirmé, rappelant que les financements sont alignés sur les axes du Plan national de développement économique et social du pays.

Ourèye Sakho Eklo, Directrice Générale Déléguée, Financement et Investissement de la BOAD

Pour la cheffe de délégation, le Burkina Faso représente aujourd’hui environ 11 % du portefeuille global de la BOAD, soit près de 1 100 milliards FCFA engagés dans des projets couvrant les infrastructures, l’eau, l’électricité, l’agriculture et les routes. « Notre mission consiste non seulement à évaluer la performance de ces projets, mais également à prospecter les opportunités futures à l’échelle nationale », a-t-elle précisé.

Le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a salué la « fidélité sans faille » de la BOAD, qui accompagne le Burkina Faso depuis plus d’un demi-siècle. Depuis sa création en 1973, la banque a mobilisé 1 078,4 milliards FCFA en faveur du pays, avec des investissements marquants dans les secteurs vitaux que sont l’eau potable, la santé, l’éducation, le transport, l’énergie et la sécurité alimentaire. Le ministre a insisté sur l’importance de cette revue, qu’il qualifie « d’introspection partagée » : « Cette revue du portefeuille, bien plus qu’un exercice technique, (…) est un espace pour mesurer les progrès, identifier les failles et trouver les clés d’une mise en œuvre plus performante de nos projets ».

Aboubakar Nacanabo, ministre de l’Économie et des Finances

Au titre des priorités retenues pour les années à venir figurent l’énergie, les infrastructures et l’agriculture, piliers d’un développement durable dans un contexte national exigeant. « Chaque ressource investie doit produire du changement visible, tangible et durable », a martelé le ministre Nacanabo, avant de conclure sur une note d’optimisme. Pour lui, le niveau global de satisfaction est élevé, mais il subsiste des marges de progression. Cette revue doit alors, à ses dires, permettre de les combler et de renforcer encore davantage l’efficacité du partenariat.

Une vue des participants

La délégation de la BOAD, de son côté, s’est engagée à structurer son intervention autour des points d’amélioration relevés, notamment les délais d’exécution et les goulots d’étranglement techniques. Les discussions techniques, prévues avec les unités de gestion des projets, devront permettre d’identifier les leviers pour améliorer la performance globale du portefeuille. Pour Mme Eklo, l’engagement de la BOAD demeure ferme : « Le Burkina est à la fois un client stratégique et un actionnaire de référence de notre institution. Nous resterons aux côtés du pays pour l’accompagner dans la mise en œuvre de ses ambitions de développement ».

Par Léon Yougbaré

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