La production quotidienne moyenne de pétrole brut du Nigeria a atteint 1,507 million de barils par jour (bpj) en juillet 2025, dépassant pour le deuxième mois consécutif l’objectif fixé par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Ces données sont issues du dernier rapport mensuel sur le marché pétrolier du cartel, publié mardi, et proviennent d’une communication directe entre les autorités nigérianes et l’organisation.
Ce niveau de production marque une légère hausse par rapport aux 1,505 million de bpj enregistrés en juin, confirmant le maintien du Nigeria en tête des producteurs africains, devant l’Algérie et ses 937 000 bpj. Selon l’OPEP, la production totale de ses membres et alliés (OPEP+) a atteint 41,94 millions de bpj en juillet, soit une augmentation de 335 000 bpj par rapport au mois précédent. Environ la moitié de cette hausse provient de l’Arabie saoudite, dont la production a progressé de 165 000 bpj pour atteindre 9,525 millions de bpj, même si Riyad a signalé avoir réduit sa production réelle à 9,2 millions de bpj. Le rapport prévient également que les stocks mondiaux de pétrole pourraient se contracter d’environ 1,2 million de bpj l’an prochain si l’OPEP+ ne relance pas une partie des volumes encore gelés.
Sur le plan national, le directeur général de la Nigerian Upstream Petroleum Regulatory Commission (NUPRC), Gbenga Komolafe, a indiqué que la production nigériane avait temporairement franchi le seuil de 1,8 million de bpj le mois dernier, avec une moyenne actuelle de 1,78 million de bpj. Il a attribué cette progression à un renforcement des opérations de sécurité, dans le cadre d’un plan visant à porter la production de 1 à 3 millions de bpj.
Parallèlement, la Nigerian National Petroleum Company Limited (NNPCL) rapporte une hausse de la production de gaz en juin 2025, à 7,581 milliards de pieds cubes standard par jour, contre 7,352 milliards en mai. Toutefois, les ventes de brut et de condensats ont reculé à 21,68 millions de barils sur la période, contre 24,77 millions un mois plus tôt.
Par Amhed Coulibaly



