mercredi 29 avril 2026

Gabon : le groupe béninois Homintec en lice pour moderniser les postes de péage

Le groupe béninois Homintec, spécialiste de l’automatisation des infrastructures routières, ambitionne d’étendre ses activités en Afrique centrale. La société a présenté une offre technique et financière aux autorités gabonaises pour la construction de postes de pesage-péage, dont un projet pilote à Lambaréné. L’offre est actuellement à l’étude.

Déjà actif dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, le groupe Homintec, basé à Cotonou, cherche à s’implanter au Gabon. Il entend participer à la modernisation du réseau routier national à travers l’installation de stations de péage et de pesage automatisées.

Dans cette perspective, le groupe Homintec a présenté quatre modèles de stations mixtes, conçus pour moderniser la gestion du trafic routier, au ministère des Travaux publics et de la Construction. Ces propositions intègrent plusieurs innovations majeures, parmi lesquelles un système de péage automatisé avec option de télépaiement, des automates de contrôle du tonnage des véhicules, des mini-centrales solaires assurant l’autonomie énergétique des installations, ainsi qu’un système de forage permettant un approvisionnement autonome en eau.

Malgré l’état d’avancement des discussions et l’intérêt manifesté par le ministre des Travaux publics, Edgard Moukoumbi, en particulier pour l’un de ces modèles conçu pour fonctionner hors réseau et adapté aux zones rurales, aucun contrat n’a encore été signé. Le ministère a confirmé qu’une évaluation approfondie est en cours, portant sur les aspects contractuels, la durée de la concession, les coûts d’exploitation et la rentabilité globale du projet.

Ce processus vise à garantir la viabilité technique, économique et juridique de tout partenariat envisagé, d’autant plus que 60 % des financements issus des prêts-projets du Gabon en 2025 sont dédiés aux infrastructures routières et au BTP.

Homintec mise sur ses références en Côte d’Ivoire, au Togo, au Burkina Faso et en Guinée-Conakry, où ses systèmes auraient permis de réduire de 20 à 30 % l’usure prématurée des routes tout en améliorant la sécurité routière et la fluidité du trafic.

Avec une technologie adaptée aux réalités locales, l’entreprise espère convaincre les autorités gabonaises et s’imposer comme un partenaire clé du développement des infrastructures routières en Afrique centrale.

Par Bernadette W. Gansonré

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