En août 2025, l’indice national des prix à la consommation en Guinée a enregistré une progression mensuelle de 0,5 %, principalement imputable à la hausse des prix des produits alimentaires frais d’origine locale. Cette évolution s’explique également par les augmentations relevées dans l’ensemble des capitales régionales, en particulier à N’Zérékoré (+0,8 %), suivie de Kindia et Faranah (+0,6 %), de Mamou et Labé (+0,5 %), de Kankan (+0,4 %), de Conakry (+0,3 %) et de Boké (+0,1 %).
L’analyse par fonction de consommation indique que cette hausse est essentiellement portée par le poste alimentation et boissons non alcoolisées, qui a progressé de 0,9 %. Cette augmentation résulte de la montée des prix de plusieurs produits de base tels que les huiles (+5,8 %), les légumes frais en feuilles (+6,6 %), les agrumes (+12,9 %) et les autres matières grasses (+4,6 %). D’autres produits, tels que les aubergines, les piments, les choux verts ou encore les feuilles de manioc, ont également contribué de manière significative à cette dynamique.
Parmi les produits ayant exercé une pression notable sur l’indice, on note l’huile de palme traditionnelle en vrac (+9,3 %), le gros piment frais (+13,4 %), l’aubergine ronde (+14,0 %), la courge appelée nelinyi (+16,5 %), l’orange locale (+14,8 %), le chou vert (+15,3 %) et la feuille de patate (+1,3 %).
En revanche, plusieurs produits ont enregistré une baisse de prix. C’est notamment le cas de l’oignon local (-5,8 %), du petit poisson fumé (-6,1 %), de la tomate fraîche (-4,0 %), du concombre (-11,0 %) et de la farine de maïs (-8,6 %). Des produits tels que la carpe fraîche, le manioc, l’ail, le haricot blanc et la banane plantain mûre ont également connu des replis.
En glissement annuel, les prix à la consommation ont progressé de 3,7 % à l’échelle nationale. Cette tendance est portée par des hausses enregistrées dans toutes les régions, avec un maximum observé à N’Zérékoré (+5,6 %), suivie de Kindia (+4,1 %), de Boké (+3,6 %), de Kankan (+3,4 %), de Labé, Faranah et Conakry (+3,3 %), et de Mamou (+2,6 %).
Selon la nature des produits, la hausse s’est concentrée sur les produits frais, dont les prix ont augmenté de 0,9 % au cours du mois. Les produits hors énergie et hors produits frais ainsi que les produits liés à l’énergie sont restés globalement stables. En ce qui concerne la provenance, les produits locaux ont affiché une hausse de 0,6 %, tandis que les produits importés n’ont pas connu de variation significative.
Sur le plan sectoriel, la hausse des prix est principalement attribuable au secteur primaire, dont l’indice a progressé de 1,0 %. En termes de durabilité, ce sont les produits non durables qui ont le plus contribué à l’évolution du niveau général des prix, avec une hausse de 0,7 %.
Par Leila Toé



