À l’occasion de la Foire commerciale intra-africaine 2025 à Alger, Horonya Finance a rencontré Mariama Maïga, promotrice de Maison Afriki, qui met en avant l’artisanat burkinabè à travers les chapeaux de Saponé, les bijoux en bronze et les créations en cuir. Elle défend avec conviction la valeur du Made in Africa et appelle les Africains à consommer local.
Veuillez nous présenter votre structure
Je suis Mariama Maïga, je viens du Burkina Faso et je suis la promotrice de la marque Maison Afriki, qui fait tout ce qui est art et artisanat africain, à travers la création de bijoux, d’accessoires, et aussi d’objets de décoration. Nous faisons également des formations, que nous appelons les ateliers Afriki, qui permettent aux jeunes enfants, aux jeunes hommes et aux jeunes femmes d’apprendre sur la culture africaine, leurs racines et leurs origines.
Quelle est votre impression sur l’IATF 2025 à Alger et comment vivez-vous cette expérience ?
L’IATF, c’est une très grande rencontre qui permet à tous ceux qui évoluent dans divers domaines de pouvoir, comme on le dit en anglais, « showcase », c’est-à-dire montrer ce qu’ils font dans leurs différents pays. C’est vraiment une occasion qui permet à tous les participants de savoir dans quel pays on fait telle ou telle chose, et surtout de voir comment ensemble, on peut collaborer dans les différents domaines d’intervention.
Quels sont les articles qui attirent le plus les visiteurs ?
Les articles qui attirent le plus les visiteurs, d’abord, c’est le chapeau de Saponé qui est un label du Burkina Faso. Moi-même, je le porte et, dès que quelqu’un arrive, il a envie de prendre une photo avec moi.
Ensuite, il y a les bijoux en bronze que je fabrique, qui séduisent également beaucoup de visiteurs. Enfin, en troisième position, viennent les chaussures, les sacs et les ceintures en cuir que nous produisons.

L’IATF met l’accent sur le Made in Africa. Quel est votre regard sur la place du Made in Africa dans le commerce africain ?
Moi, je suis très confiante à ce sujet, parce qu’on remarque que de plus en plus les jeunes Africains ont du talent. Ils savent valoriser ce qui est fait main, ce qui est local. J’ai confiance dans le fait que cela va prendre de la valeur et que les consommateurs vont y revenir. Car à un moment donné, on remarquait que ceux-mêmes qui vivaient dans les pays africains préféraient les produits venus d’ailleurs.
Mais de plus en plus, avec la qualité de production que les Africains atteignent, cela encourage à revenir vers le local. Donc moi, j’ai confiance que ça va prendre de la valeur et que cela incitera davantage de personnes à consommer local.
Vous êtes dans le stand de l’Union africaine, qui vous a certainement soutenue. Quel est votre message envers cette institution ?
C’est un message de remerciement. Je suis une start-up, nous faisons partie des youth start-ups de l’Union africaine. C’est une opportunité que l’Union africaine offre aux jeunes pour montrer leur savoir-faire. Ils nous encouragent dans ce que nous faisons, ils nous aident à chercher des partenaires qui peuvent nous accompagner dans l’amélioration de nos produits et de nos services. C’est donc vraiment un sentiment de gratitude envers cette grande institution qui encourage les jeunes dans leur domaine d’activité.

Realisée par Drissa Ouattara



