Lors de l’IATF 2025 qui s’est tenue du 04 au 10 septembre 2025 à Alger. Nous avons rencontré Nathanaël DondeDieu MANDAKONDJI, Data Scientist et fondateur de la start-up panafricaine Synasoft, qui a partagé sa vision d’un marché africain sans frontières. Spécialisée en IA, Machine Learning, Deep Learning et développement web et mobile, son entreprise mise sur l’innovation et la coopération entre acteurs africains pour accélérer l’intégration économique et numérique du continent.
Veuillez nous présenter votre start-up.
Synasoft est une start-up panafricaine basée au Mali, qui développe des applications web et mobiles ainsi que des solutions technologiques intégrant l’intelligence artificielle. Nous intervenons aujourd’hui en Afrique de l’Ouest et, dans les jours à venir, nous allons nous étendre en Afrique centrale et en Afrique du Nord grâce à une série de partenariats signés à l’IATF 2025 avec des entreprises maghrébines.
Quelles sont vos impressions sur l’IATF 2025 ?
L’IATF a été pour nous une plateforme décisive. Nous avons suivi les précédentes éditions comme des acteurs informels. Mais cette année, nous avons participé de façon active à travers nos technologies et nos apports. Cette foire nous a permis de rencontrer des partenaires sérieux, de nouer des alliances et surtout de concrétiser notre vision d’un commerce africain sans frontières.
Vous avez signé un partenariat de collaboration avec l’entreprise Pathik. En quoi consistera ce partenariat ?
Le partenariat stratégique que nous avons signé avec la société Pathik Power, une entreprise maghrébine spécialisée dans le développement de power banks intelligents, est porteur d’avenir. Synasoft apportera son expertise en IA et, ensemble, nous allons co-développer et distribuer des solutions énergétiques intelligentes dans toute l’Afrique. C’est un exemple concret de coopération sud-sud et d’intégration des marchés africains.

À l’IATF 2025, il a été question du développement du commerce intra-africain. Synasoft est déjà dans cette dynamique. Qu’est-ce que cela représente pour vous en tant qu’entreprise panafricaine ?
Pour nous, c’est une urgence stratégique. Une start-up technologique ne peut pas se limiter à un seul pays. Notre ambition est un marché africain unique où un produit développé au Mali peut être vendu en Centrafrique, au Cameroun, en Égypte, en Tunisie, en Algérie, en Afrique du Sud, etc.
Quel est votre message à l’endroit des entreprises africaines pour atteindre les objectifs de la Zlecaf ?
Pour atteindre les objectifs de la Zlecaf, inscrite dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine pour la numérisation du continent, les entreprises africaines doivent collaborer plutôt que s’isoler. La Zlecaf ne doit pas rester un document politique, mais devenir une stratégie économique concrète, mise en œuvre par les entreprises elles-mêmes.
Les entreprises et start-up africaines doivent cesser de se voir comme des concurrents, mais comme des partenaires potentiels. Seule, une entreprise va vite. Ensemble, nous allons loin, et surtout, nous pouvons tenir tête aux géants internationaux.
Je profite de cette occasion pour lancer un appel à la collaboration : standardiser, produire en Afrique et pour l’Afrique. Synasoft est prête à travailler avec toutes les entreprises africaines qui veulent innover et conquérir le marché continental, pour l’Afrique et par les Africains.
Réalisée par Drissa Ouattara



