mercredi 29 avril 2026

IATF 2025 : un record de 48,3 milliards $ d’accords commerciaux signés à Alger

La Foire commerciale intra-africaine (IATF 2025) s’est achevée à Alger sur une note historique. Organisée par Afreximbank, la commission de l’Union africaine et la Zlecaf, l’édition de cette année a enregistré 48,3 milliards de dollars d’accords de commerce et d’investissement, dépassant largement l’objectif initial fixé à 44 milliards de dollars.

L’Algérie a été l’un des acteurs majeurs, avec 11,4 milliards de dollars de contrats conclus et 11,6 milliards supplémentaires en cours de négociation. Ce niveau d’engagement surpasse les résultats des précédentes éditions : 43 milliards de dollars au Caire en 2023 et 42 milliards à Durban en 2021, confirmant le rôle de l’IATF comme catalyseur de l’intégration économique africaine.

L’événement, qui s’est tenu sur une semaine, a réuni 2 148 exposants venus de 132 pays et plus de 112 000 délégués. Pour Afreximbank, les résultats dépassent tous les indicateurs fixés. « C’est la meilleure édition à ce jour », a déclaré son président sortant, Benedict Oramah, tout en insistant sur l’importance du suivi des transactions pour s’assurer de leur concrétisation d’ici la prochaine foire prévue à Lagos en 2027.

L’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, président du conseil consultatif de l’IATF, a salué un « succès retentissant » qui, selon lui, « a dépassé toutes les attentes ». Il a attribué cette réussite à l’organisation exemplaire de l’Algérie et à l’engagement du président Abdelmadjid Tebboune en faveur de la coopération africaine.

Le secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), Wamkele Mene, a pour sa part rappelé que l’impact réel de l’IATF se mesurera à la croissance effective du commerce intra-africain. « Près de 50 milliards de dollars de transactions, c’est très encourageant. Mais l’enjeu est désormais de transformer ces accords en échanges concrets », a-t-il souligné, annonçant de nouveaux protocoles visant à renforcer la participation des jeunes, des femmes et des investisseurs d’ici 2035.

L’IATF 2025 a également mis en lumière certaines limites, notamment la faible présence des institutions financières africaines. Benedict Oramah a appelé banques, assureurs et institutions de crédit à s’impliquer davantage afin de soutenir le financement et la gestion des risques liés au commerce continental.

Le rendez-vous est désormais pris pour Lagos en 2027. En attendant, les acteurs économiques sont appelés à capitaliser sur la dynamique enclenchée à Alger pour concrétiser les promesses d’une Afrique plus intégrée et plus prospère.

Par Drissa Ouattara

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Inscription à notre Newsletter

Sur le même sujet