mercredi 29 avril 2026

Indice de Réglementation de l’Électricité en Afrique : le Sénégal et le Kenya en tête du classement

Le Kenya et le Sénégal se distinguent en occupant les premières places de l’édition 2024 de l’Indice de Réglementation de l’Électricité en Afrique (ERI), publié par la Banque africaine de développement. Cette évaluation, présentée lors du Forum africain de l’énergie au Cap, met en lumière les progrès significatifs réalisés en matière de gouvernance du secteur de l’électricité et de résultats réglementaires dans 43 pays africains.

Avec un score de 0,892, le Kenya et le Sénégal illustrent des avancées remarquables en matière de réforme tarifaire, de résultats réglementaires et de performance des services publics. L’Ouganda, le Liberia et le Niger complètent le top 5 des pays les plus performants, le Niger ayant enregistré l’une des plus fortes progressions, témoignant de l’impact positif des réformes soutenues et de l’engagement politique en faveur du développement du secteur électrique.

L’évaluation révèle que 41 des 43 pays participants ont obtenu des scores RGI supérieurs à 0,5, marquant une augmentation significative par rapport aux 24 pays qui avaient atteint ce seuil en 2022. De plus, le nombre de pays ayant obtenu un score inférieur à 0,500 a considérablement diminué, passant de 19 en 2022 à seulement 6 en 2024. Même le pays le moins performant a triplé son score, passant d’environ 0,10 à 0,33. La gouvernance, le contenu et les résultats (ROI), qui mesurent la prestation de services et la performance des services publics, ont également connu une hausse, passant d’environ 0,40 en 2022 à 0,62 en 2024, ce qui démontre que les réformes se traduisent par des améliorations tangibles sur le terrain.

Par ailleurs, l’ERI a pour la première fois évalué les organismes de régulation régionaux, reconnaissant leur rôle croissant dans l’harmonisation des normes techniques et la facilitation des échanges transfrontaliers d’électricité.

Cependant, bien que les progrès réglementaires soient salués, le rapport appelle à une attention accrue sur l’indépendance des régulateurs, la viabilité financière des services publics, ainsi que l’intégration des systèmes hors réseau et des mini-réseaux dans les cadres nationaux. L’ERI souligne que la réglementation doit se traduire par un meilleur accès, une plus grande accessibilité financière et une fiabilité accrue, en particulier pour les populations rurales mal desservies.

Lancé en 2018, l’ERI est un outil de diagnostic et d’élaboration de politiques utilisé par les gouvernements, les régulateurs et les partenaires au développement pour identifier les lacunes, suivre les progrès et prioriser les efforts de réforme. En tant qu’épine dorsale de la Mission 300, l’ERI continue d’éclairer la conception et la mise en œuvre des Pactes nationaux pour l’énergie, actuellement en vigueur dans 12 pays et en cours d’élaboration dans 20 autres.

Par Bernadette W. Gansonré

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