TotalEnergies EP Gabon entame 2025 sous pression, avec des résultats semestriels en nette baisse. Le groupe affiche un résultat net de 22 millions de dollars (soit 12,3 milliards de FCFA), en baisse de 58 % par rapport à la même période en 2024. Cette contre-performance est principalement liée à la baisse de la production, au recul du prix du brut, ainsi qu’à une diminution des produits financiers et non opérationnels.
Au premier semestre 2025, le chiffre d’affaires s’élève à 217 millions de dollars (environ 121,9 milliards de FCFA), contre 243 millions (136,5 milliards de FCFA) un an plus tôt, soit une baisse de 11 %. Ce résultat s’explique par un recul de 16 % du prix de vente moyen du brut, qui s’établit à 68,5 dollars par baril, dans un marché moins favorable, notamment pour le brut Mandji. Ce recul a néanmoins été partiellement compensé par une hausse de 8 % des volumes de brut vendus sur la période.
La production moyenne de TotalEnergies EP Gabon au premier semestre s’est établie à 15 400 barils par jour (b/j), contre 17 300 b/j un an plus tôt. Ce repli de 11 % est principalement attribué aux arrêts planifiés sur les champs Anguille et Torpille au cours du deuxième trimestre 2025.
En ce qui concerne le flux de trésorerie d’exploitation, il ressort à -183 millions de dollars (soit -102,8 milliards de FCFA), en forte détérioration par rapport à 2024. Cette situation résulte essentiellement du paiement du dividende complémentaire de l’exercice 2023, d’un montant de 320 millions de dollars (179,7 milliards de FCFA), versé au premier trimestre 2025. La baisse de la production, des cours du brut et des produits financiers a également pesé sur la trésorerie, malgré une amélioration du besoin en fonds de roulement.
Les investissements pétroliers réalisés sur le semestre atteignent 39 millions de dollars (environ 21,9 milliards de FCFA), un niveau globalement stable par rapport à 2024. Ces dépenses ont principalement concerné la maintenance, les interventions sur puits, ainsi que des actions de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Par Bernadette W. Gansonré



