mercredi 29 avril 2026

Le Gouvernement ghanéen obtient l’approbation du Parlement sur l’accord de restructuration de la dette de 2,8 milliards de dollars avec 25 pays créanciers.

Le Parlement ghanéen a approuvé, le mardi 24 juin 2025, un accord de restructuration de la dette extérieure d’un montant de 2,8 milliards de dollars avec 25 créanciers internationaux, parmi lesquels figurent des puissances telles que la Chine, la France, ainsi que des pays comme les États-Unis, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Cette étape est essentielle pour permettre la poursuite des décaissements du Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre du programme de sauvetage économique du Ghana, signé en 2023, et visant à soulager le pays d’une crise économique sans précédent.

Le Ghana, actuellement plongé dans sa pire crise économique depuis des décennies, fait face à des taux d’inflation élevés, une monnaie dépréciée et un endettement insoutenable. Cet accord fait suite à un protocole d’accord signé en janvier 2023, après que le pays a fait défaut sur la majeure partie de sa dette extérieure en décembre 2022. Il symbolise un soutien international fort pour la relance économique du Ghana, avec des pays créanciers parmi les plus influents du monde. L’accord de restructuration constitue un pas décisif vers la réduction du ratio dette/PIB du pays, qui devrait atteindre 55 % d’ici 2026, selon les projections officielles. L’objectif est d’alléger le service de la dette pendant la période du programme de soutien du FMI, permettant ainsi au gouvernement de se concentrer sur des réformes économiques vitales.

Des mesures concrètes pour alléger la dette

Les conditions de cette restructuration offrent un report des paiements de dette dus entre le 20 décembre 2022 et le 31 décembre 2026. Ces paiements seront capitalisés et remboursés entre 2039 et 2043, repoussant ainsi les échéances de plus de 15 ans. De plus, les taux d’intérêt applicables aux montants rééchelonnés varieront entre 1 % et 3 %, permettant ainsi au Trésor ghanéen de réaliser des économies considérables par rapport aux niveaux du marché. L’objectif est de réduire le ratio service de la dette/recettes publiques à moins de 18 % à partir de 2028, libérant ainsi des marges budgétaires pour les investissements sociaux et les services publics essentiels, tels que la santé et l’éducation. En parallèle, le Ghana poursuit les négociations avec ses créanciers commerciaux pour finaliser l’ensemble du processus de restructuration.

Par Bernadette W. Gansonré

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Inscription à notre Newsletter

Sur le même sujet