Les compagnies aériennes africaines ont enregistré en avril 2025 une hausse notable de 4,7 % de la demande de fret aérien par rapport à la même période l’an dernier, selon les données publiées par l’Association du transport aérien international (IATA). Cette progression s’inscrit dans une reprise continue du secteur, portée par un rebond du commerce mondial.
Mais cette embellie s’accompagne d’une augmentation encore plus rapide de la capacité, en hausse de 9,7 % sur un an. Un déséquilibre qui pourrait, à terme, peser sur la rentabilité des transporteurs africains, surtout si les volumes d’exportation mondiaux venaient à ralentir.
À l’échelle mondiale, le fret aérien affiche un visage dynamique : la demande a progressé de 5,8 %, avec une augmentation de 6,3 % de la capacité disponible. Les compagnies d’Amérique latine et de la région Asie-Pacifique ont tiré cette croissance, enregistrant respectivement des hausses de 10,1 % et 10 %. Les transporteurs nord-américains et européens suivent avec des progressions plus modestes, de 4,2 % et 2,9 %. Seuls les transporteurs du Moyen-Orient marquent le pas avec une hausse limitée à 2,3 %.
Lire aussi : Le fret aérien africain en recul en février, dans un marché mondial en perte de vitesse – Horonya finance
Dans un contexte marqué par une croissance de 3,2 % de la production industrielle mondiale en mars et une envolée de 6,5 % du commerce mondial des biens, les prix du carburéacteur ont chuté de 21,2 % sur un an. Les corridors commerciaux n’ont pas été épargnés par cette dynamique contrastée. Certaines liaisons internationales, comme Moyen-Orient-Europe, Afrique-Asie et les routes intra-européennes, ont enregistré un recul du trafic, illustrant les tensions géopolitiques persistantes et l’évolution des flux mondiaux.
Dans ce paysage, les compagnies africaines se positionnent en milieu de peloton, tirant parti d’un environnement porteur, mais confrontées à un défi de taille : maintenir leur rentabilité face à une offre de capacité en forte hausse et à des perspectives d’échanges encore fragiles.
ParAmhed Coulibaly



