La Société financière internationale (IFC) a annoncé un investissement de 40,783 milliards de FCFA (72 millions de dollars) pour soutenir le premier système de stockage d’énergie par batterie à l’échelle industrielle (BESS) en Égypte. Ce projet, dont la mise en service est prévue en juillet 2025, marque un approfondissement du partenariat avec AMEA Power et le gouvernement égyptien.
Le financement, accordé à Abydos Solar Project Company, filiale d’AMEA Power, permettra l’intégration d’un BESS de 300 MWh à la centrale solaire photovoltaïque de 500 MW CA à Kom Ombo. Ce projet est le premier du genre en Égypte dans le cadre du programme accéléré d’urgence de 4 GW pour les énergies renouvelables du gouvernement égyptien. Le BESS fournira environ 100 000 MWh et réduira les émissions de CO₂ de près de 20 000 tonnes par an, contribuant ainsi à l’objectif égyptien de réduire de 37 % les émissions de son secteur électrique.
Depuis 2017, le Groupe de la Banque mondiale et d’autres institutions de la finance durable (IFD) ont soutenu le développement de 2,1 GW de projets solaires photovoltaïques et 2,8 GW de projets éoliens en Égypte, représentant plus de la moitié de la capacité totale installée d’énergie renouvelable prévue d’ici 2027. Quant à l’IFC, depuis 1975, elle a investi et mobilisé près de 10 milliards de dollars dans des projets de développement en Égypte.
En rappel, ce projet BESS est soutenu par la banque néerlandaise de développement entrepreneurial (FMO), le programme de financement mixte Canada-IFC pour le climat et le programme coréen de financement mixte pour le développement vert.
Par Bernadette W. Gansonré



