Le marché de l’or a franchi un nouveau cap historique lundi matin, avec une once atteignant 3 116,82 dollars, après un pic record à 3 128,06 dollars en début de séance. Ce bond de 1,1 % s’inscrit dans une tendance haussière qui devrait mener le métal précieux vers son meilleur gain trimestriel en près de quatre décennies.
Depuis le début de l’année, l’or a progressé de plus de 18 %, enregistrant sa meilleure performance depuis septembre 1986. Cette envolée reflète l’inquiétude croissante des investisseurs face à l’escalade des tensions commerciales mondiales, exacerbée par les plans tarifaires du président américain Donald Trump.
Plusieurs facteurs alimentent cette flambée des cours, notamment la spéculation sur une baisse des taux d’intérêt, les achats massifs des banques centrales et la demande accrue des fonds négociés en bourse (FNB) adossés à l’or. La récente baisse de 0,2 % de l’indice du dollar a également renforcé l’attractivité du métal précieux, le rendant plus accessible aux investisseurs détenant d’autres devises.
À l’approche du 2 avril, date à laquelle Washington doit dévoiler une nouvelle vague de tarifs douaniers qualifiés de « Jour de la Libération », l’or reste une valeur refuge privilégiée.
Toutefois, si les mesures tarifaires de Trump s’avèrent moins sévères que prévu, des prises de bénéfices pourraient freiner l’élan du métal précieux. Le plan du président américain comprend des taxes réciproques visant jusqu’à 25 pays et de nouveaux droits de douane sur le secteur automobile à compter du 3 avril, ce qui alimente encore la quête de valeurs refuges.
Par Amhed Coulibaly



