vendredi 13 février 2026

Nigeria : les réserves de change atteignent 42,03 milliards de dollars en septembre 2025, leur plus haut niveau depuis six ans

Les réserves extérieures du Nigeria ont atteint, le 19 septembre 2025, 42,03 milliards de dollars, leur plus haut niveau depuis septembre 2019. Selon les données publiées par la Banque centrale du Nigeria (CBN), ce niveau marque un pic inédit depuis six ans et traduit un renversement de tendance après un premier semestre difficile.

Tout au long du mois de septembre, les réserves ont progressé de manière constante, avec treize séances de hausse sur quatorze jours de référence. Entre le 1er et le 19 septembre, elles ont gagné 610,8 millions de dollars, soit une augmentation de 1,47 %, avec une moyenne de 47 millions de dollars ajoutés par jour. La seconde moitié du mois a été particulièrement dynamique : en seulement quatre jours ouvrables, entre le 15 et le 19 septembre, elles ont bondi de 583 millions de dollars, soutenues par des entrées de devises robustes et des sorties limitées.

Comparées au niveau de 41,3 milliards de dollars enregistré fin août, les réserves affichent désormais une progression de 727,3 millions de dollars (+1,76 %). Sur l’ensemble de l’année 2025, elles restent également en territoire positif avec une hausse de 1,15 milliard de dollars (+2,83 %) par rapport à fin décembre 2024. Cette amélioration intervient après un creux marqué le 3 juillet, lorsque les réserves avaient chuté à 37,18 milliards de dollars. Depuis, elles ont rebondi de 4,85 milliards de dollars (+13,05 %).

Cette embellie renforce la crédibilité de la CBN et sa capacité à stabiliser le marché des changes. Elle améliore aussi la couverture des importations du pays, un indicateur scruté de près par les investisseurs et les agences de notation. Le franchissement du seuil des 42 milliards de dollars envoie ainsi un signal positif aux marchés, susceptible de stimuler les flux de capitaux vers les actifs nigérians, à condition que la politique économique reste cohérente et que les rendements demeurent attractifs.

Reste que la durabilité de cette dynamique dépendra largement de facteurs externes et internes : le niveau de la production pétrolière, l’évolution des prix mondiaux, les envois de fonds de la diaspora et l’appétit des investisseurs étrangers. Une baisse des cours du pétrole ou une hausse des pressions sur la demande de devises pourrait ralentir cette progression. À l’inverse, une amélioration durable de la production et une meilleure coordination des politiques budgétaire et monétaire pourraient permettre au Nigeria de dépasser les niveaux atteints fin 2019.

Par Amhed Coulibaly

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