mercredi 29 avril 2026

RDC–FMI : Kinshasa prépare la deuxième revue de son programme économique pouvant aboutir à un décaissement d’environ 300 milliards FCFA d’ici octobre 2025

Dans le cadre du partenariat entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Fonds monétaire international (FMI), les deux parties ont tenu une rencontre stratégique de la Troïka politique le 4 septembre dernier à Kinshasa. Présidée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, en présence du Vice-Premier ministre chargé du Budget, du Gouverneur de la Banque centrale et des représentants de la Présidence et de la Primature, cette réunion avait pour objectif de préparer la deuxième revue du programme économique conclu entre la RDC et l’institution de Bretton Woods.

Signé pour un montant global de 3 milliards de dollars, soit environ 1 800 milliards FCFA, ce programme vise à soutenir les réformes macroéconomiques et budgétaires de la RDC. La première revue, conclue avec succès, avait permis un décaissement de 261 millions de dollars (156,6 milliards FCFA). La deuxième, prévue en octobre, pourrait déboucher sur un financement équivalent au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), auquel s’ajouterait une enveloppe additionnelle de près de 300 millions de dollars (près de 180 milliards FCFA) via le Fonds de résilience et de durabilité (FRD). Au total, plus de 500 millions de dollars (300 milliards FCFA) sont attendus d’ici la fin de l’année si la RDC satisfait aux critères d’évaluation.

Dans son intervention, le ministre des Finances a présenté les principaux indicateurs retenus pour appuyer le plaidoyer de la RDC auprès du FMI : une croissance provisoire de 6,3 %, une inflation maîtrisée à 7,8 %, une stabilité relative du franc congolais (-0,3 %), ainsi qu’une amélioration des recettes domestiques, malgré une forte hausse des dépenses liées à la sécurité. Des résultats qui, selon les autorités congolaises, constituent des signaux positifs dans un contexte marqué par des besoins pressants en financement et une exigence accrue de discipline budgétaire.

La mission du FMI et les autorités congolaises ont passé en revue plusieurs dossiers sensibles, notamment le respect des cibles du programme malgré la pression budgétaire en lien avec les dépenses sécuritaires, la réforme de la gestion des finances publiques incluant l’opérationnalisation de la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique (DGTCP), la mise en œuvre du Compte unique du Trésor ainsi que la déconcentration de la fonction d’ordonnancement. Le FMI exige également l’évaluation des ressources issues du contrat minier avec la Chine et Sicomines, le suivi des engagements relatifs aux Eurobonds et la prise en compte des risques climatiques dans la préparation du budget 2026.

Par David Yaméogo

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