En avril 2025, les prix à la consommation enregistrent une baisse de 0,5 % par rapport au mois précédent. Cette diminution est principalement due à la baisse des prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées ».
Les prix à la consommation ont reculé de 0,5 % en avril 2025 par rapport au mois précédent, notamment en raison de la baisse des prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (-1,2 %), qui constituent une part importante des dépenses des ménages. En effet, les prix des légumes, fruits frais, poissons et autres produits alimentaires ont été fortement affectés par la période de récolte, entraînant une baisse notable.
Ce phénomène est également observé dans le secteur de la communication, qui a connu une réduction de ses coûts, notamment pour les équipements de téléphonie mobile (-2,1 %) et les ordinateurs, portables et tablettes (-0,4 %). En outre, le coût du logement, de l’électricité et du gaz a diminué, principalement en raison de la baisse des prix de l’électricité (-1,1 %).
Toutefois, la stabilité relative de certains autres secteurs, comme l’assurance, l’éducation ou la mode, a limité l’impact global de cette tendance baissière. Ainsi, les prix des biens durables, comme les meubles ou les appareils électroménagers, ont progressé de 0,7 %, tandis que ceux des services de santé ont enregistré une légère hausse de 0,4 %.
Les prix du transport, majoritairement tirés par la hausse des services de transport aérien (+10,3 % pour les vols domestiques et +9,2 % pour les vols internationaux), ont augmenté de 0,2 %. Enfin, si les prix des spiritueux et liqueurs ont augmenté de 1,5 %, les prix des boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants ont, quant à eux, enregistré une baisse globale de 0,3 %.
Baisse annuelle
Les prix à la consommation ont enregistré une baisse de 0,2 % par rapport au même mois de l’année précédente, marquant une modération des coûts pour les ménages malgré quelques hausses sectorielles. Les produits alimentaires ont particulièrement contribué à cette tendance, à travers une diminution marquée des légumes — notamment les légumineuses (-13,4 %) et les légumes feuillus ou en tiges (-8,1 %) — favorisée par une offre abondante en période de récolte. Les fruits tropicaux frais (-21,2 %), les poissons (-4,0 %) et le riz (-0,9 %) ont également tiré l’indice vers le bas.
Cependant, cette baisse a été partiellement contrecarrée par la hausse des prix dans plusieurs divisions de consommation, telles que les « restaurants et services d’hébergement », « ameublement, équipement ménager et entretien courant du ménage », « santé », ainsi que « logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles ».
Concernant l’indice sous-jacent, qui exclut l’énergie et les produits frais, une augmentation de 1,8 % en glissement annuel est observée, reflet d’une hausse des prix des produits locaux (+1,6 %) et d’une baisse de ceux importés (-3,8 %). Une tendance similaire se dessine sur le plan mensuel, avec une contraction de 0,5 %, alimentée principalement par la baisse des prix du secteur alimentaire.
Par Bernadette W. Gansonré



