Le Sénégal a enregistré en 2025 un record de 41,4 milliards de FCFA de dividendes issus de ses participations dans les sociétés minières, selon un rapport publié par la Société des Mines du Sénégal (SOMISEN SA). Ce montant marque une progression spectaculaire de 126 % par rapport à la moyenne annuelle observée entre 2021 et 2024, qui s’élevait à 18 milliards de FCFA.
Cette performance inédite ne relève pas du hasard. Elle traduit les résultats d’une nouvelle gouvernance plus stratégique et rigoureuse, mise en œuvre dans le pilotage des intérêts publics au sein du secteur extractif. En effet, l’État, désormais plus exigeant sur la rentabilité des sociétés minières dans lesquelles il détient des parts, adopte une posture proactive pour maximiser les retombées économiques de ses actifs.
Mais les dividendes ne sont qu’une partie de l’équation. En intégrant les recettes issues de l’impôt sur les revenus des valeurs mobilières (IRVM), ce sont près de 71 milliards de FCFA qui ont été mobilisés en une seule année par les finances publiques. Une somme significative qui illustre le potentiel fiscal et financier du secteur minier lorsqu’il est bien encadré.
Au-delà des chiffres, le gouvernement sénégalais affiche une ambition claire : celle de transformer le secteur minier en levier durable de développement économique. Grâce à une politique structurée, davantage tournée vers la transparence, la redevabilité et l’optimisation des ressources, l’État entend s’assurer que les richesses du sous-sol profitent pleinement à l’intérêt national.
Par Leila Toé



