mercredi 29 avril 2026

Sucrivoire : un bénéfice net en baisse de 32 % au premier trimestre 2025

Sucrivoire, la filiale du groupe agro-industriel SIFCA, a annoncé des performances financières en baisse pour le premier trimestre 2025. Le bénéfice net de l’entreprise s’est établi à 3,207 milliards FCFA, marquant une baisse de 32 % en comparaison à l’année précédente, où il avait atteint 4,686 milliards FCFA.

Le chiffre d’affaires de Sucrivoire pour cette période s’élève à 25,085 milliards FCFA, en recul de 13 % par rapport aux 28,842 milliards FCFA enregistrés au premier trimestre 2024. Cette baisse est principalement attribuée aux ventes exceptionnellement élevées du quatrième trimestre 2024, qui avaient été stimulées par une forte demande et l’anticipation d’éventuelles tensions d’approvisionnement. Cette dynamique a conduit à une reconstitution des stocks chez les grossistes, entraînant un ralentissement temporaire de la demande en début d’année 2025.

Le résultat d’exploitation de Sucrivoire s’est situé à 4,530 milliards FCFA, en baisse de 26 % comparé à l’exercice précédent, où il était de 6,162 milliards FCFA. Malgré un ensemble de contraintes exogènes, cette diminution reste maîtrisée grâce à une gestion rigoureuse et disciplinée. Parmi ces contraintes figurent la baisse des volumes de vente, des conditions climatiques défavorables notamment une période de sécheresse prolongée en février et mars 2025, qui a desséché les cannes à sucre ainsi qu’une pression inflationniste sur les coûts, dans un contexte où les prix de vente sont plafonnés.

En ce qui concerne le résultat des activités ordinaires, il s’est affiché à 3,291 milliards FCFA, contre 4,773 milliards FCFA un an auparavant.

Pour le reste de l’année 2025, Sucrivoire entend reprendre le contrôle et consolider sa position de référence dans le secteur sucrier national, avec la finalisation de sa restructuration financière et le déploiement d’un programme d’investissement ambitieux. Ce programme vise à moderniser les outils industriels, améliorer les performances agricoles et accroître les capacités de production. Ces actions devraient générer, dès les prochaines campagnes, des gains tangibles en productivité et en compétitivité.

Par Bernadette W. Gansonré

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Inscription à notre Newsletter

Sur le même sujet