La 9ᵉ Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD9) a ouvert ses portes cette semaine sur un message clair : accélérer la croissance durable et les infrastructures sur le continent africain grâce à des partenariats solides et un financement innovant. Lors des séances d’ouverture, le Japon et la Banque africaine de développement (BAD) ont annoncé un cadre de financement de 5,5 milliards de dollars, s’appuyant sur l’investissement du secteur privé de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) comme catalyseur.
Le Premier ministre japonais, Shigeru Ishiba, a souligné l’importance de solutions enracinées localement et de la co-création pour le développement de l’Afrique. « Le Japon fournit une coopération et un soutien divers à l’Afrique, mais tout d’abord, il doit mieux connaître le continent. Ensemble, nous nous concentrons sur trois domaines essentiels : la croissance durable tirée par le secteur privé, l’autonomisation des jeunes et des femmes, et l’intégration régionale », a déclaré Ishiba.
Pour le Japon, la TICAD9 est l’occasion de promouvoir des initiatives qui renforcent la résilience économique et sociale des pays africains, tout en mettant l’accent sur le rôle central du secteur privé et l’inclusion des populations vulnérables.
Le président nigérian a plaidé pour un modèle de coopération plus équitable entre nations, basé sur le marché et les partenariats stratégiques, plutôt que sur l’aide traditionnelle. Il a saisi l’occasion pour appeler le Japon à soutenir la réforme des Nations Unies, notamment pour donner une plus grande voix à l’Afrique au Conseil de sécurité. Selon Tinubu, le continent mérite deux sièges permanents avec droit de veto et des sièges supplémentaires non permanents, conformément au Consensus d’Ezulwini et à la Déclaration de Syrte.
La TICAD9, organisée par le Japon en partenariat avec les Nations Unies, le PNUD, l’Union africaine et la Banque mondiale, met cette année l’accent sur la transformation économique, le renforcement institutionnel et l’investissement privé pour construire une Afrique résiliente, stable et prospère.
Par Amhed Coulibaly



